Lorsqu’un·e migrant·e arrive sur le territoire français, il/elle doit faire face à deux problèmes majeurs à savoir le déracinement et le déclassement.

Si le premier semble inhérent à toute immigration choisie ou non, le second est de la responsabilité de l’État en raison de sa politique d’intégration dépourvue de bon sens.

Face à ce constat, les Jeunes Écologistes ont adopté une motion pour proposer des mesures concrètes afin que la citoyenneté cesse d’être réservée aux Français et Françaises et devienne la ligne directive de la politique migratoire nationale.

« Si le rapport d’Aurélien Taché permet de lever l’omerta sur les failles du système actuel en matière d’intégration, certaines propositions manquent à l’ambition du député selon notre mouvement de jeunesse » explique Hugo Cordier, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes.

En effet, le rapport parlementaire préconise la refonte du Contrat d’Intégration Républicaine (CIR) mais exclut certain·e·s demandeur·se·s d’asile de son bénéfice, limite la formation linguistique au niveau A2 -insuffisant pour demander une naturalisation- et ne prévoit aucune sanction pécuniaire contre les collectivités territoriales refusant la scolarisation des enfants d’étranger·e·s.

Les migrant·e·s sont confronté·e·s à des barrières tant économiques que sociales lors de leur arrivée en France. A ce titre, les Jeunes Écologistes complètent les propositions du député en proposant une revalorisation de l’Allocation pour Demandeurs d’Asile, une place en centre d’hébergement pérenne pour toute personne sollicitant une protection internationale et une autorisation de travail non conditionnée.

« Particulièrement attentif·ve·s aux personnes les plus vulnérables, nous saluons les préconisations pour protéger les femmes victimes de violences mais nous tenons à alerter également sur les conditions de vie des personnes LGBTQI+ et des mineur·e·s isolé·e·s en France. Nous rappelons, également, que la mise en œuvre de ces propositions serait vaine sans réforme du cadre juridique de l’asile pour les faire bénéficier d’une protection internationale » commente Célia Da Costa Cruz, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes.

Ayant soumis leurs recommandations aux parlementaires, les Jeunes Écologistes souhaitent que la France adopte une politique humaniste et que le travail d’Aurélien Taché ne soit pas que poudre aux yeux pour faire voter le projet de loi asile-immigration.

Contacts :
Célia Da Costa Cruz, co-secrétaire fédérale – 06 29 70 95 61
Hugo Cordier, co-secrétaire fédéral – 06 14 29 27 28

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