Depuis quelques jours en Alberta, des centaines de milliers de personnes fuient l’incendie qui ravage des milliers d’hectares de forêts depuis une semaine. Les Jeunes Écologistes condamnent l’inconscience des dirigeants du pays et rappellent que ce drame est révélateur de l’impasse dans laquelle se trouvent nos sociétés productivistes.

Loin des promesses de développement économique, de création d’emploi et de richesse nationale, l’exploitation des sables bitumeux en Alberta fait sans cesse de nouveaux ravages. Aux maladies, aux hausses de températures et à la destruction de l’environnement s’ajoute maintenant un immense incendie dont les premières victimes restent les populations civiles, subissant encore une fois l’aveuglement des responsables politiques et financiers.

« Ce qui se passe à Fort McMurray n’est qu’une des nombreuses conséquences de l’exploitation démesurée des ressources naturelles, qui vont aller en s’aggravant toujours plus avec le réchauffement climatique », rappelle Cécile Germain, secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes. « Et encore une fois, tandis que les profits vont dans la poche des grandes entreprises, ce sont les plus précaires qui écopent des dégâts ».

Alors que cinq îles viennent encore de disparaître sous les eaux dans le Pacifique, les Jeunes Écologistes tiennent à rappeler que ces feux de forêts ne sont que les prémices d’une situation où ces cataclysmes seront bien plus fréquents. En effet, le dérèglement climatique engendre déjà une hausse des évènements climatiques extrêmes (feux de forêts, ouragans, etc), ce phénomène ne fera que s’amplifier si rien n’est fait pour l’enrayer. « Et pendant ce temps, on organise des sommets du pétrole off-shore à Pau, on continue à exploiter des mines à ciel ouvert en Allemagne et en Angleterre et on joue l’indécision sur les gaz de schiste en France sans se soucier des conséquences à court et à long-terme sur les populations, les territoires et la planète », rappelle quant à lui Michael Jeanjean, porte-parole des Jeunes Écologistes.

En Alberta, comme dans le bassin d’Alès-Montélimard comme partout dans le monde, le gaz de schiste ne fait pas parti de la transition énergétique vers les énergies renouvelables. Un incendie comme ce dernier ne fait que renforcer la détermination des Jeunes Ecologistes à se mobiliser pour laisser 80% des ressources fossiles dans le sol. Ils et elles participeront, comme des milliers de citoyen-ne-s européen-ne-s, à la grande mobilisation d’Ende Gelande les 13-14-15 Avril prochain en Allemagne.

 

Illustration : rapport du GIEC 2014

Contacts :

Cécile Germain, co-secrétaire fédérale – 06 95 85 76 57
Michaël Jeanjean, porte-parole – 06 69 29 70 94

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