En pleine pandémie mondiale, alors que les catastrophes climatiques s’emballent, nous fêtons les cinq ans des Accords de Paris pour le Climat.

Cet anniversaire sonne comme une alarme pour nos gouvernements qui ne respectent pas les trajectoires imposées. 

Alors que l’urgence climatique est toujours plus pressante, le gouvernement multiplie les politiques climaticides en favorisant par exemple le développement incontrôlé d’Amazon en France. Partout, des voix s’élèvent contre des projets inutiles et destructeurs des terres agricoles et naturelles, des forêts, de la biodiversité. Des projets pour la plupart soutenus et autorisés par l’État. Le vieux monde néolibéral semble s’accrocher à ses privilèges poussiéreux et à sa trajectoire mortifère.

Pour un avenir prospère, la qualité de vie que nous revendiquons n’est pas autour du consumérisme, mais de la défense d’une Terre habitable. Le changement climatique est déjà là, limitons les dégâts.

Dans le même temps, les libertés de manifester, de s’exprimer, de faire entendre nos voix sont réprimées. La dérive autoritaire de notre pays, alors que les mouvements citoyens pour le climat et la justice sociale sont de plus en plus nombreux et massifs, nous inquiète grandement.

La transition écologique ne se fera pas sans une démocratie renouvelée, permettant de mettre les États face à leurs responsabilités et face aux changements demandés par la population, partout dans le monde. La démocratie participative, telle que la Convention Citoyenne pour le Climat, est une solution. 149 propositions ont été proposées, appliquons les. La jeunesse est prête aux changements proposés, ce n’est que du bon sens. Plus le gouvernement d’Emmanuel Macron limitera les mesures, et plus nous reculerons face aux changements climatiques. Non contraignants, les Accords de Paris signés il y a 5 ans n’ont été que de belles paroles et de la poudre aux yeux. Ce que nous demandons, ce sont des actes ! 

En pleine pandémie mondiale de la COVID19, ne fermons plus les yeux sur l’émergence des zoonoses. La destruction des habitats naturels, la déforestation, l’élevage industriel, le développement urbain, ou tout simplement la mondialisation effrénée sont autant d’ingrédients favorisant les changements climatiques, autant d’ingrédients pour proposer une corrélations entre l’impact des humains sur la nature et la réponse de cette dernière à la prédation anthropique. 

Notre génération se demande chaque jour de quoi sera fait son avenir, il est nécessaire d’engager un combat intergénérationnel dès aujourd’hui, nous sommes la génération future ! Droits sociaux bafoués, emplois détruits par la recherche effrénée du profit, planète qui multiplie les signaux d’alarme, voici le monde que les gouvernements conservateurs et capitalistes persistent à vouloir nous léguer.  

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