Depuis plus d’un an, les Jeunes Ecologistes dénoncent le traité ACTA (voir notre action de l’an dernier). Les Jeunes Écologistes Alsace continueront à lutter ce samedi à 14h,  place Kleber.

L’« Accord Commercial Anti-Contrefaçon» est un traité négocié dans le plus grand secret par 39 pays. Proposé sans aucun débat démocratique, ACTA contourne les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les grandes entreprises de la recherche et du divertissement.

 

Sous couvert de protéger les droits d’auteur, ACTA vise en réalité à organiser le contrôle de l’Internet dans l’intérêt d’une poignée de multinationales. En effet, son champ d’action est bien plus vaste que la simple protection des droits d’auteur : atteintes aux libertés publiques, entrave à l’accès au savoir et aux médicaments, brevetabilité du vivant, interdiction du partage et de la diffusion de la culture sur internet…

En outre, le comité ACTA pourra modifier ses propres règles et sanctions, sans aucune transparence ni consultation des différentes instances démocratiques.

 

Nous ne pouvons que protester face à ce traité, qui aurait pour conséquence la remise en cause du principe fondamental de la présomption d’innocence. Nous dénonçons l’accroissement de façon disproportionnée des droits des industries du copyright aux détriments de ceux des citoyens et l’obligation des fournisseurs de services sur internet à faire la police du copyright.

 

Nous ne pouvons pas accepter l’inspection de nos supports informatiques aux frontières (disques dur, lecteurs mp3…), l’instauration de sanctions pour les utilisateurs violant le copyright en leur coupant l’accès à l’internet, l’autorisation d’accès des industries du copyright à nos informations personnelles sans recours à un juge, la criminalisation d’activités banales (partager un article de journal ou mettre en ligne la vidéo d’une fête où on entendrait de la musique).

 

Nous refusons la censure d’internet par les grandes entreprises, mais aussi la remise en cause de l’accès aux médicaments génériques, ou encore l’interdiction pour les agriculteurs de réutiliser leurs semences et plus généralement la brevetisation du vivant.

 

Face à cette menace, les Jeunes Ecologistes appellent à la poursuite des mobilisations, aux côtés des associations citoyennes et des internautes pour ensemble faire pression sur nos élus afin de dire NON à ce traité liberticide.

Ps : téléchargez le Tract commun avec le Parti Pirate

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