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Les Jeunes Écologistes de Lyon travaillent depuis près d’un an avec le CIRC ( Collectif d’information et de recherche cannabique) sur la question du chanvre (légalisation, chanvre thérapeutique, textile)
Le 18 juin 2012 ils co-organisent un événement festif sur la question, suite à l’appel du 18 joint :
Cet appel date de 1976 et a été lancé par le journal Libération, il est devenu le symbole du refus de la prohibition du cannabis en France  et ses participants militent pour l’abrogation de la loi de 1970 sur les produits stupéfiants.

 

« L’ Appel du 18 joint »

Texte publié dans Libération, le 18 juin 1976

 «Cigarettes, pastis, aspirine, café, gros rouge, calmants font partie de notre vie quotidienne. En revanche, un simple “joint” de cannabis (sous ses différentes formes: marijuana, haschich, kif, huile) peut vous conduire en prison ou chez un psychiatre.

Des dizaines de documents officiels (notamment les rapports La Guardia aux Etats-Unis, Wootton en Grande Bretagne, le Dain au Canada) ont démontré que le cannabis n’engendre aucune dépendance physique, contrairement aux drogues dites “dures”, telles que l’héroïne, mais aussi au tabac ou à l’alcool, et n’a aucun effet nocif comparable (“Pas même une bronchite, sauf chez les grands fumeurs”, a écrit aux Etats-Unis le directeur de l’Institut national contre l’abus des drogues). Le contenu de ces documents n’a jamais été porté à la connaissance du public français, on a préféré laisser la grande presse mener des campagnes d’intoxication fondées sur des mensonges ineptes. Dans de nombreux pays déjà : Etats-Unis (Californie, Oregon, Alaska), Pays-Bas, Canada… la législation sur le cannabis a été considérablement adoucie. En France, on continue d’entretenir la confusion entre drogues dures et drogues douces, gros trafiquants, petits intermédiaires et simples usagers. Cela permet de maintenir et de renforcer une répression de plus en plus lourde: depuis 1969, la police peut perquisitionner chez n’importe qui, sans mandat, à toute heure du jour ou de la nuit, sous prétexte de drogue. Cela permet des arrestations massives de jeunes et des quadrillages policiers. Cela sert à justifier la détention de centaines de personnes, petits revendeurs ou fumeurs de cannabis, quand tout le monde sait que des gros bonnets de l’héroïne sont en liberté. Ces emprisonnements, bien sûr, sont sélectifs et frappent en priorité la jeunesse, surtout la jeunesse ouvrière et les immigrés, particulièrement dans les régions. Or, des milliers et des milliers de personnes fument du cannabis aujourd’hui en France, dans les journaux, les lycées, les facultés, les bureaux, les usines, les ministères, les casernes, les concerts, les congrès politiques, chez elles, dans la rue. Tout le monde le sait. C’est pour lever ce silence hypocrite que nous déclarons publiquement avoir déjà fumé du cannabis en diverses occasions et avoir, éventuellement, l’intention de récidiver. Nous considérons comme inadmissible toute forme de répression individuelle, soumise à l’arbitraire policier, et entendons soutenir activement tous ceux qui en seraient victimes. Nous demandons que soient prises les mesures suivantes:

–  Dépénalisation totale du cannabis, de son usage, sa possession, sa culture (autoproduction) ou son introduction sur le territoire français en quantités de consommation courante.

– Ouverture de centres d’information sur les substances psychotropes, en ordre alphabétique: alcool, cannabis, cocaïne, héroïne, LSD, médicaments, tabac, etc.

Nous n’avons que faire de la légalisation de la marijuana, ni de sa commercialisation. Si des trusts à joints s’en emparent, c’est une question de société. Ce texte n’est pas un appel à la consommation. Il vise seulement à mettre fin à une situation absurde»

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Nous nous rassemblons donc le 18 juin prochain pour en finir avec la prohibition du cannabis,pour ouvrir les discutions sur le mode de légalisation a adopter en France ainsi que le développement du cannabis thérapeutique et du chanvre industriel.

Avec au programme: pique-nique, musique, intervention libre, stand d’information et bonne humeur!

 

Contact : lyon@jeunes-ecologistes.org

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