L’issue de la conférence de Durban constitue une véritable déception pour les Jeunes Écologistes. Ils dénoncent l’irresponsabilité des négociateurs qui se satisfont d’un accord bien trop insuffisant pour contenir la dangereuse hausse des températures.

Les États paraissent avoir trouvé la parade. Est-ce que chaque année sera prétexte à une auto-congratulation vaine où l’on salue une victoire du « multilatéralisme » et du « processus » ?
Si l’accord de Cancun l’année dernière avait été nécessaire pour restaurer la confiance après l’échec retentissant de Copenhague, Durban en revanche ressemble bel et bien à une large farce.
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Ainsi, comme d’habitude, les États se sont mis d’accord au dernier moment pour une adoption à l’arrachée d’un document vide de toute ambition, en l’occurrence ici, un “paquet de Durban”, comprenant une feuille de route se contentant de ménager les chances d’un accord plus large en 2015 (et une entrée en vigueur en 2020) se bornant en fait à instaurer… un groupe de travail.
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Du protocole de Kyoto, que reste-t-il mise à part l’intitulé, grâce au gros travail, à saluer, de l’Union Européenne? Dans les faits, les mêmes objectifs de réduction sont conservés, et les USA, le Canada, le Japon et la Russie ayant jeté l’éponge, cet accord s’est de fait conclu sans les principaux pollueurs. On se félicite donc d’avoir trouvé un accord pour un ensemble de pays représentant seulement 19% des émissions mondiales. Et on remet à nouveau à plus tard (soit mai 2012) les modalités de prolongation et surtout les objectifs de réduction d’émission.
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En effet, rien sur de réelles ambitions de réductions d’émissions et peu d’accords techniques là où on les attendait pourtant (utilisation des terres et méthodologie d’évaluation des réductions d’émission notamment). Les Jeunes Écologistes saluent la création d’un fond vert pour le climat mais soulignent pour l’heure qu’il n’est qu’une nouvelle coquille vide, aucune modalité administrative n’ayant été actée, mise à part la création d’un autre … groupe de travail, pour définir des potentielles sources de financement.
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Las et inquiets de cette situation, les Jeunes Écologistes dénoncent le cynisme et l’irresponsabilité des négociateurs à se satisfaire d’un tel accord à minima. Le constat est pourtant clair, lucide, imparable : Durban acte la poursuite de notre course vers le mur et l’incapacité des États à tenir compte des intérêts communs, préférant jouer à l’autruche au nom de leurs intérêts nationaux.
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Les Jeunes Écologistes déplorent de plus l’incapacité de l’ONU à s’imposer en tant que structure supranationale capable de mettre en place des contraintes juridiques pour le bien commun et de faire respecter ses engagements climatique. 

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