Les Jeunes Écologistes condamnent fermement la politique de démantèlement express des camps de Roms et réclament la mise en place d’une politique d’intégration durable, plus juste et respectueuse des droits de l’homme.

 

 

Moins de 100 jours après l’élection, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, semble déjà avoir oublié le slogan de campagne de son candidat François Hollande, l’homme qui promettait le changement pour la France.
En assumant l’expulsion de nombreuses familles Roms et la destruction de leurs camps à la pelleteuse, sans qu’aucune solution de relogement ne soit proposée, Manuel Valls va à l’encontre des promesses de campagne de François Hollande* et conduit une politique très éloignée des valeurs humanistes chères à la gauche et aux écologistes.

Les Jeunes Écologistes tiennent à rappeler l’inefficacité à long terme de la mise à sac des camps des Roms pour l’intégration de cette communauté, au delà des simples considérations éthiques ou morales. Préférant mener de grandes opérations de communication sans concertation ni projet viable, Manuel Valls met ses pas dans ceux de ses prédécesseurs, en droite ligne du discours de Grenoble prononcé par Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010.

Face à la stigmatisation d’une partie de la population, les Jeunes Écologistes souhaitent la mise en place d’une politique d’intégration juste et respectueuse des droits de l’homme et demandent l’arrêt des démantèlements des camps de Roms. En France comme en Europe, de mesures concrètes pour favoriser l’intégration de Roms doivent être mises en place ainsi que la suppression des mesures qui restreignent l’accès au travail des citoyens roumains et bulgares** par rapport aux autres citoyens européens.

Le changement tant annoncé, c’est aussi pour le Roms !

 

Contact Presse :

 

Fanny Dubot, Secrétaire fédérale : 06 89 99 14 81- fanny@jeunes-ecologistes.org

 

Wandrille Jumeaux, Secrétaire fédéral : 06 58 05 97 98 – wandrille@jeunes-ecologistes.org

 

 

Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas continuer à  accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution.  Cela les conduit à s’installer ailleurs, dans des conditions qui ne sont  pas meilleures. » François Hollande le 27 mars 2012

**Des mesures dites “transitoires” restreignent l’accès au travail des citoyens Roumains et Bulgare en France par rapport aux autres citoyens européens  : http://vosdroits.service-public.fr/F2739.xhtml#N1011F

 

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