Les élections régionales se sont achevées dimanche soir avec un record de voix pour le Front National. Si celui-ci est une réelle menace pour la démocratie et qu’aucune région française ne sera dirigée par la famille Le Pen et consorts, l’heure n’est pourtant pas à la fête mais à la remise en question.

Lors de cette élection, les citoyen-ne-s qui se sont déplacé-e-s aux urnes ont donné leur dernier avertissement avant les présidentielles. Plus grave, encore 40 % des inscrit-e-s sur les listes électorales ne se sont pas exprimé-e-s. Il est plus que temps de mettre plus de démocratie dans notre société pour redonner envie aux citoyen-ne-s d’aller aux urnes et redonner aux élu-e-s de la légitimité dans leur travail. Le non-cumul des mandats, la parité ou encore la négociation avec des petits partis sont trop souvent des idées qui sonnent creux pour celles et ceux qui se feront élire avec leurs gros sabots.

Dans quatre régions en France, il n’y aura pas d’élu-e-s écologistes pour inciter cette collectivité à entrer dans la transition énergétique, à aider des coopératives qui montent des projets locaux ou tout simplement pour informer en toute transparence ses concitoyen-ne-s des dossiers de la région. “Dans ces régions, nous souhaitons que les nouveaux-elles élu-e-s de gauche (Bretagne) ou de droite (NPDC – Picardie, PACA et ACAL) n’oublient pas que ce sont aussi des électeur-trice-s écologistes qui leur ont permis d’accéder à l’exécutif régional” ré-affirme Cécile Germain, secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes. “Le poids de leur voix doit être apprécié dans les politiques mises en place au niveau régional par celles et ceux qu’ils ont contribué à faire élire malgré l’écart énorme dans les convictions et les propositions“.

A tous les échelons, la proportionnelle doit être mise en place afin que le choix de chaque votant-e soit représenté dans les institutions. L’opposition de blocs et la monopolisation du débat par deux grands partis ne fonctionnent plus. Il est grand temps que toutes les sensibilités soient représentées dans les institutions, afin que les citoyen-ne-s retournent aux urnes conscient-e-s que leur choix aura des effets immédiats sur la composition des prochaines assemblées élues. Ainsi seulement le vote protestataire cessera et redeviendra un vote pour un projet d’avenir et partagé ! Nous, jeunes écologistes et citoyen-ne-s, nous battrons pour des assemblées d’élu-e-s riches de notre diversité d’opinion, pour changer notre système électoral et démontrer qu’une autre politique est possible !

Contacts presse :
Michael Jeanjean, porte-parole : 06 69 29 70 94
Cécile Germain, secrétaire fédérale : 06 95 85 76 57

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