Du 27 mars au 1 avril, Fanny Dubot et Wandrille Jumeaux – secrétaires fédéraux des Jeunes Écologistes –  se sont rendu à Dakar pour participer au congrès des Jeunes Verts mondiaux (GYG) et au 3e congrès des Verts Mondiaux (Global Greens). Voici ce qu’il faut en retenir !

 

Les Jeunes Verts Mondiaux – ou GYG pour Global Young Greens

 

Les Jeunes Verts Mondiaux sont nés en janvier 2007 à Nairobi. Avec l’appui de Wangari Maathai,prix Nobel de la paix en 2004 et écologiste historique, près de 150 jeunes venant des 5 continents s’étaient retrouvés afin de créer un réseau mondial de jeunes écologistes. Malgré les différences culturelles, les différents niveaux de développement de leurs mouvements de jeunesse d’origine, ils ont réussi à s’accorder sur des grands principes et à construire un réseau afin de faire rayonner leurs actions au niveau mondial.

Ils se sont retrouvés trois ans plus tard à Berlin pour faire le bilan des premières actions. Faire fonctionner un réseau “amateur” au niveau mondial s’avère difficile. Mais la persévérance des Jeunes Verts mondiaux paie. Chaque rencontre est un succès. Elles sont faites d’échanges de pratiques, d’éclaircissements thématiques, d’ateliers… L’informel tient aussi une grande place dans ces rencontres : c’est l’occasion pour chaque délégué d’apprendre sur le fonctionnement des organisations de jeunesse des autres pays.

 

 

 

Le congrès de Dakar

 

Nous nous sommes retrouvés à Dakar du 27 au 31 mars. Ce congrès a eu lieu pour la première fois en même temps et au même endroit que celui des Verts Mondiaux.

Nous étions environ 70 délégués de 40 pays différents. Pendant 5 jours, nous avons pu échanger sur notre vision du réseau mais également sur des thèmes bien spécifiques. Des échanges pratiques sur le fundraising par exemple mais aussi théorique sur notre vision du Green New Deal. Nous avons expérimenté différentes méthodes de discussion, qui changent de la traditionnelle conférence et favorisent la participation de tous. Le dernier jour du congrès fut consacré à l’assemblée générale.

 

 

L’assemblée générale

 

L’assemblé générale nous permet d’arrêter des positions communes et d’élire nos représentants au « Steering Committee » ou comité de pilotage. Il n’y avait au début pas beaucoup de candidatures, mais c’est finalement 16 jeunes – 4 par continent – qui ont été éluEs ou rééluEs pour animer le réseau des Jeunes Verts mondiaux pour les 3 prochaines années.
Sur le fond, arrêter une position commune n’est pas une chose si aisée. En effet des différences culturelles existent et certaines thématiques comme l’homosexualité sont difficiles à aborder.

Une bonne partie de cette assemblée générale fut consacrée aux statuts des Jeunes Verts Mondiaux. Passage obligé, mais quelque peu barbant, il s’agissait de décider de qui était automatiquement membre des GYG. Nous avons ensuite voté des amendements à la charte des Verts mondiaux que nous avons pu porté le lendemain lors du congrès des Verts mondiaux.

L’unique prise de position politique lors de cette AG fut le vote d’un texte consacré à Rio + 20. Vous pouvez retrouver les textes sur : http://www.globalyounggreens.org/wordpress/?page_id=1650.

 

 

Quelques mots sur l’expérience

 

Hébergés dans le plus grand stade de la ville, nous avons partagés notre quotidien avec une quarantaine de jeunes écologistes venus d’Europe, d’Asie-Océanie et d’Amériques.

Les 3 jours de congrès du GYG a offert une superbe opportunité pour échanger sur l’écologie, nos visions, nos projets et nos mouvements. ça a notamment été l’occasion de parler de notre mouvement et de nos actions à d’autres militants, mais surtout d’apprendre de l’engagement et des combats écologistes de jeunes venant de d’Europe mais aussi de Mongolie, Népal, Australie, Sénégal, Zambie, Russie, Colombie, Brésil ou Canada.

 

 

Les échanges

 

Autant les échanges lors du Congrès des Verts mondiaux revêtent une allure assez classique, semblable à nos conférences ou journées d’été, autant la forme des échanges entre jeunes est beaucoup plus originale et sympa. On y retrouve ce qui caractérise nos propres rencontres (comme lors du Forum de Rennes) avec des méthodes participatives, des moments festifs et la joie de se retrouver et de faire connaissance, la dimension internationale en plus. La barrière de la langue a parfois constitué un obstacle (certains jeunes africains ne parlant pas anglais, langue principale des débats) mais ça a également été l’occasion pour nous, francophones, de s’essayer à la traduction simultanée et l’interprétariat, avec tout ce que ça implique ! Une belle expérience là aussi, qui a pu renforcer nos liens avec les jeunes écologistes sénégalais qui passaient souvent par nous pour échanger, comprendre et s’exprimer.

Sur les méthodes, en plus des nombreux ateliers coopératifs (type café mondial) et des formations mutuelle, nous avons découvert le concept de « Living Library » ou bibliothèque vivante ou humaine. Le principe est simple : des jeunes qui ont une histoire à raconter se proposent d’être un livre vivant que les autres peuvent emprunter pour écouter ! Nous avons ainsi eu 1h30 dédié à cet échange assez novateur et qui permet de favoriser certains types de discussion, chacun choisissant sur un « catalogue » le livre qu’il souhaite emprunter pour apprendre et discuter. Le concept peut aussi être adapté pour une durée plus longue, comme pour un Forum.

 

 

Quelques mots sur ce qu’ils ont appris

 

Difficile de résumer les enseignements d’une telle expérience tant la semaine a été riche et intense.

D’un point de vue militant, les jeunes écologistes français sont revenus avec des connaissances plus poussées sur des choses aussi différentes que :

  • le sommet de RIO+20 et ses enjeux,
  • le contexte politique en Sénégal au lendemain de l’élection présidentielle,
  • le fonctionnement des Verts mondiaux et des Jeunes Verts mondiaux,
  • comment bien commencer une journée de Forum par des jeux collectifs (appelés Energizer),
  • comment organiser des ateliers et formations participatives, basées sur l’échange d’expériences,
  • comment des mouvements écologistes se financent par la production et la vente de produits dérivés et avec quelle méthode,
  • pourquoi la question de la pêche est si centrale sur la côte ouest de l’Afrique et comment elles concentrent un grand nombre de problématiques écologiques…etc.

 

 

Plus d’informations sur le site des Jeunes Verts mondiaux GYG

et sur le blog spécial du congrès de Dakar !

 

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