Les Jeunes Écologistes réagissent aux révélations des Panama Papers : énième scandale révélateur d’un système de fraude généralisée qui profite, encore une fois, aux plus puissants.

Ce qui apparaît comme un scandale n’est que la confirmation de ce que dénoncent les écologistes depuis bien longtemps : l’évasion fiscale pratiquée massivement par des individus et structures avides et égoïstes coûte très cher à nos sociétés. “Partout on nous dit qu’il n’y a plus d’argent. Plus d’argent pour aider les précaires, plus d’argent pour encourager l’éducation, plus d’argent pour sauver le climat. Et pourtant, la fraude fiscale continue d’être pratiquée massivement en toute impunité, pour un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros par an rien que pour la France”, explique Victor Vauquois, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes.

Alors que plus des deux tiers des Français-es réclament des sanctions et des mesures contre les banques responsables et que beaucoup se sont mobilisé-e-s sur le sujet avec le mouvement des Faucheurs de chaises, aucun engagement n’a été pris depuis. Au contraire certain-e-s militant-e-s sont actuellement poursuivis par la justice pour de simples actions symboliques tandis que le gouvernement a fait échouer en pleine nuit il y a à peine 4 mois un amendement contre le reporting public des grandes entreprises! “Contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement, ces informations ne sont pas de “bonnes nouvelles” mais l’illustration d’un laisser-faire particulièrement choquant”, affirme Cécile Germain, co-secrétaire fédérale.

Les Jeunes Écologistes dénoncent l’hypocrisie des politiques nationales, européennes et internationales sur ces questions depuis bien trop longtemps, et demandent davantage de contrôle et de sanctions vis-à-vis de ces pratiques injustes et antisociales. Ils réclament notamment :
la taxation des transactions financières et bénéfices détournés,
des sanctions sévères contre les intermédiaires et les auteurs de fraude, là où trop souvent l’on négocie le montant de leur dû avec les fraudeurs.
une augmentation nette des moyens et des effectifs des contrôleurs fiscaux, au lieu de supprimer aveuglément des postes.
– l’instauration d’une obligation de déclarations des montages hybrides, et de transparence des comptabilités pays par pays.

Contacts

Cécile Germain, co-secrétaire fédérale – 06 95 85 76 57
Victor Vauquois, co-secrétaire fédérale -06 33 30 05 69

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