Si la crise sanitaire que nous traversons a permis d’attirer l’attention sur la précarité financière des étudiant·e·s, celle-ci n’est pas un fait nouveau et ne cesse de s’aggraver. Près d’un·e étudiant·e sur deux est contraint·e de se salarier pour financer ses études, diminuant drastiquement ses chances de décrocher un diplôme, tandis que le manque de ressources financières est la première cause d’abandon dans l’enseignement supérieur.

Alors que la pauvreté étudiante s’accroît chaque année un peu plus, nous, jeunes écologistes, nous engageons par la présente motion à défendre l’idée d’une rémunération étudiante et la création d’un statut spécifique. Une rémunération étudiante associée à ce statut aurait le potentiel de répondre à la précarité étudiante, tout en favorisant les possibilités d’insertion professionnelle. Elle contribuerait aussi à la revalorisation de la place des étudiant·es dans la société, tout en atténuant les inégalités économiques dans une logique d’égalité des chances.

Elle pourrait de plus devenir l’occasion de repenser le fonctionnement et la finalité de l’enseignement supérieur, et d’expérimenter de nouvelles modalités de recherches, alors que le fonctionnement traditionnel de l’université semble aujourd’hui bouleversé, sous l’effet des nouvelles lois de programmation de la recherche ou des nouvelles modalités de télé-enseignement. Repenser le rôle de l’étudiant·e dans la société contribuerait à refaire de l’université un acteur public de premier plan, à une époque où un besoin crucial de nouveaux savoirs se fait sentir dans tous les domaines, notamment face à la catastrophe écologique en cours.

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