En réaction aux manifestations violentes dans le Finistère, les Jeunes Écologistes estiment que la vraie responsabilité des politiques n’est pas d’instrumentaliser les inquiétudes des salariés mais plutôt d’engager une transition agricole et économique indispensable. Le gouvernement doit avoir le courage d’agir dans ce sens.

Certes, les Jeunes Écologistes reconnaissent que le processus d’application de l’écotaxe a été mal expliqué et ils regrettent que ce premier pas vers une fiscalité écologique se fasse par l’ajout d’un impôt, alors même qu’il aurait dû s’effectuer à travers des prélèvements constants.

Ceci dit, les Jeunes Écologistes dénoncent l’hypocrisie du patronat et de certains responsables politiques bretons. Comment peut-on décemment prétendre défendre l’économie locale alors même qu’on favorise l’exportation de marchandises de faible valeur ajoutée à l’autre bout du monde en faisant ainsi pression sur les producteurs ? “Pour les grands groupes de l’agroalimentaire et les défenseurs de l’agriculture intensive, c’est une manière de faire diversion” affirme Laura Chatel, secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes. “Ils veulent nous empêcher de constater l’échec d’un modèle productiviste insoutenable pour les travailleurs et la planète“.

Pour proposer un avenir à ces salariés, l’enjeu est plutôt de favoriser une agriculture et une économie relocalisées, au service des besoins fondamentaux des territoires et non pas d’un prétendu patriotisme économique régional qui ne profite qu’à quelques-uns. Il est en effet de notre responsabilité commune d’anticiper la raréfaction du pétrole et d’engager la transition écologique de notre économie, seule manière de préserver nos emplois et de donner du sens à notre travail tout en protégeant notre environnement.

Le rééquilibrage de la route avec des modes de transports moins polluants est urgent. L’écotaxe doit donc être mise à profit pour développer non seulement les transports fluviaux et ferroviaires, mais aussi la mutation profonde de notre modèle de production. Les Régions, acteurs clés de cette mutation, doivent pouvoir recevoir une partie du produit de l’écotaxe pour mener à bien une transition synonyme de mieux-vivre.

Les Jeunes Écologistes appellent Jean-Marc Ayrault à faire preuve de courage politique en ne renonçant pas à cette première avancée vers une fiscalité écologique, et de volontarisme pour entreprendre la transition globale.

CONTACTS PRESSE :

  • Lucas Nédélec – Secrétaire fédéral : 07 77 07 45 69
  • Laura Chatel – Secrétaire fédérale : 06 29 85 75 95
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Photo : Fred Tanneau/AFP

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