La finance, la Syrie et les droits homosexuels : les Jeunes Écologistes voient dans la tenue du G20 ce jeudi 5 et ce vendredi 6 septembre un triple enjeu. Une fois de plus, s’il est permis d’avoir des doutes sur la réelle volonté réformatrice et humaniste des dirigeants qui se retrouvent à Saint-Pétersbourg sans aucun contrôle démocratique, ce sont les citoyens-es qui peuvent reprendre le pouvoir et leur faire entendre la nécessité d’œuvrer pour l’intérêt général plutôt que pour l’intérêt de quelques-uns.

En premier lieu, les gouvernements doivent proposer des actions fortes pour limiter l’évasion fiscale. Nous appelons de nos vœux un accord sur l’échange automatique des données fiscales entre les administrations des différents états, afin que la lutte contre la fraude fiscale se donne enfin les moyens de ses ambitions. En outre,  la mise en place d’une taxation unitaire des multinationales permettrait de combattre les mécanismes qui permettent aux multinationales de contourner l’impôt en toute légalité. Pour redevenir crédible, l’action politique internationale doit remettre au centre de la régulation de l’économie les principes écologiques et la justice sociale, notamment en stoppant la spéculation sur les matières premières et agricoles.

Deuxièmement, le fait que la question syrienne soit à présent au cœur du débat, alors même que cela fait des mois que des massacres ont lieu, démontre l’échec de la communauté internationale à faire plier Bachar al-Assad. Pour autant, une intervention qui n’attendrait pas l’avis de l’ONU, ne tiendrait pas compte des causes ethniques et religieuses des tensions entre les populations locales, ni ne proposerait de prise en charge des besoins vitaux des civils, ne ferait qu’aggraver la situation. Ce n’est pas à quelques chefs d’États réunis entre quatre murs de décider du sort de la Syrie, mais bien aux Nations-Unies (à condition que l’on réforme les modalités de prise de décision du Conseil de Sécurité pour le rendre vraiment démocratique, notamment en supprimant l’absurde droit de véto des 5 membres permanents), aux organisations politiques internationales et aux chambres parlementaires nationales de débattre des moyens pour entreprendre des négociations et aller vers un apaisement de la situation.

Enfin, le G20 doit être l’occasion pour tous les défenseurs-euses de la liberté d’expression d’exprimer à la Russie leur profonde indignation quant aux droits des homosexuels sur son territoire. La loi adoptée en juin dernier par le Parlement russe officialise une forme abjecte d’homophobie qui consiste à forcer les personnes homosexuelles à cacher leur orientation. Allant à l’encontre des droits fondamentaux des êtres humains, cette loi doit être retirée et la lutte contre l’homophobie engagée.

Ainsi, le mouvement des Jeunes Écologistes appellent tous les citoyens-nes, indignés-es, jeunes, objecteur-rice de conscience à se saisir de ce triple combat pour faire entendre la voix des peuples auprès d’un G20 illégitime d’un point de vue démocratique. Face aux mouvements d’austérités qui touchent en premier plan la jeunesse, face aux guerres et aux massacres qui n’en finissent pas, face au bafouement des droits humains, les Jeunes Écologistes veulent dessiner un autre horizon que celui d’un monde soumis aux directives du conservatisme et des intérêts particuliers.

CONTACTS PRESSE :

  • Lucas Nédélec – Secrétaire fédéral : 07 77 07 45 69
  • Laura Chatel – Secrétaire fédérale : 06 29 85 75 95

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