2016 : La mauvaise gestion de la crise migratoire laisse une France envahie par la peur, le repli sur soi et l’ignorance… Toute la France ? Non, une petite ville du Nord de la France résiste encore et toujours aux sirènes de l’indifférence !

Alors que partout en Europe les nationalismes montent en puissance, les migrant-e-s se voient accusés de tous les maux et les Etats refusent d’assumer leurs responsabilités, il reste des personnes qui agissent pour que notre continent accueille avec dignité et bon sens celles et ceux qui fuient la guerre, la faim et la violence. Il existe aussi des lieux dont les noms sonnent comme une promesse. Grande Synthe, c’est cette promesse que malgré la honteuse faillite de l’état qui ne cherche qu’à mettre sur les routes des personnes en grande détresse, il reste des lieux où elles sont les bienvenues.

Bien sûr, le camp aménagé par l’ONG Médecins sans frontières et la municipalité n’est pas parfait. Mais il a le mérite de montrer qu’une autre politique d’accueil des migrant-e-s est possible. Les bidonvilles de la jungle de Calais, les enfants couverts de boue, les tentes inondées, les réfugiés agressés et rackettés … toutes les images choquantes que l’on a pu voir ces derniers mois ne sont pas une fatalité !

« Je ne pouvais pas ne rien faire », nous dit Damien Carême, le maire de Grande Synthe. L’humanisme qui transparaît dans cette simple phrase devrait inspirer notre gouvernement. Plus de sécurité pour les migrant-e-s et pour les riverain-e-s, un meilleur suivi des familles, une meilleure intégration, n’est-ce pas ce modèle que notre pays devrait promouvoir au lieu de s’entêter à répéter ses échecs ?

Les Jeunes écologistes apportent tout leur soutien à l’initiative de Médecins sans frontières et de la municipalité de Grande Synthe. Ils demandent au gouvernement non seulement de ne pas entraver le fonctionnement de ce camp, mais aussi de lui fournir les moyens d’exister sur la durée et de travailler à la mise en place d’autres structures d’accueil dignes pour les migrant-e-s.

Les Jeunes écologistes se mobilisent également pour une Europe sans police ni barbelés aux frontières et où les individus fuyant la guerre ou l’oppression n’auraient pas à risquer leur vie une fois de plus pour atteindre leur destination.

Contacts

Cécile Germain, co-secrétaire fédérale – 06 95 85 76 57
Michaël Jeanjean, porte-parole – 06 69 29 70 94

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