En ce jour du dépassement mondial, les Jeunes Écologistes adressent une lettre aux dangereux idéalistes et autres utopistes inconséquents et appellent au réalisme, c’est- à-dire à l’écologie

Longtemps, nous avons cru en un rêve collectif. Celui d’une croissance illimitée, d’une mondialisation heureuse qui apporterait paix et prospérité sur les peuples, qui apporterait également des tomates en toutes saisons et des ressources sans fin, croissant de manière exponentielle.

Mais ce rêve s’est depuis brisé. Retour à la réalité, force est de constater, lucides face aux faits, qu’une croissance illimitée ne peut exister dans un monde fini : notre monde. Dès lors, il est d’un doux utopisme de croire que l’on peut continuer ainsi à produire sans cesse en puisant dans les ressources ; il est idéaliste de penser que nous pourrions éviter les conséquences désormais connues et établies de notre modèle de production mondialisé sans en subir les inévitables conséquences. Il est illusoire de croire en un miracle libéral, dont on ne sait guère d’où il pourrait venir. L’illusionnisme technologique qui nous berce de douces histoires selon lesquelles nous serions tou·te·s sauvé·e·s in extremis par un deus ex machina technologique ne peut contenter les esprits sérieux.

Aujourd’hui, il est temps de regarder la réalité en face : notre système économique n’est pas soutenable. Les conséquences du changement climatique sont déjà visibles et perceptibles, y compris en occident. Les vagues de chaleur à venir feront de notre monde en enfer. Les plus pauvres et les plus faibles seront les premiers touché·e·s et le jour de dépassement arrivera chaque année plus tôt.

L’idéalisme béat qui voudrait que le productivisme soit un modèle tenable et enviable doit cesser. Cette utopie est dangereuse et délétère quand tout crie qu’il est urgent de changer et que la maison brûle.

On dit des écologistes qu’ils vivent dans un autre monde, à penser revenu de base et agriculture biologique depuis des décennies. Mais qui sont les utopistes : celles et ceux qui essaient de trouver des alternatives à un système qui prouve chaque jour d’avantage ses failles ; ou celles et ceux qui s’acharnent à ne rien vouloir changer ?

Aujourd’hui, être réaliste n’est plus demander l’impossible, mais demander le nécessaire. Soyons réalistes, exigeons l’écologie !

Contacts :

Célia Da Costa Cruz, co-secrétaire fédérale – 06 29 70 95 61

Hugo Cordier, co-secrétaire fédéral – 06 14 29 27 28

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