Avec Nuit Debout se poursuit une mobilisation qui s’élargit de plus en plus, malgré la scandaleuse répression policière qu’elle subit.

Depuis plus de 10 jours, le mouvement Nuit Debout émerge un peu partout en France, en opposition à une politique antisociale. Les Jeunes Écologistes tiennent à affirmer leur soutien à ce mouvement et leur enthousiasme vis-à-vis de l’espoir qu’il porte. Il est la preuve par l’exemple d’une possible réappropriation de la politique par les citoyen-ne-s, mais également une occasion incroyable de construire une alternative politique. Accolé au mouvement de contestation contre la loi Travail, auquel les Jeunes Écologistes ont participé, participent et participeront jusqu’au retrait complet de la loi, il représente l’aspiration à une autre vision du travail, mais aussi de la société.

Malheureusement, le gouvernement semble vouloir rester sourd et aveugle à cette revendication qui monte. Tout au plus, il recule de quelques pas sur la loi, ou bien tente d’amadouer une partie de la jeunesse avec quelques “engagements” présentés par Manuel Valls le 11 avril. Ces tentatives de détourner l’attention ignorent que ce qui se joue est une opposition totale à l’idéologie libérale du gouvernement. De fait, le mot d’ordre reste le retrait complet, immédiat, définitif et sans négociation de la loi travail.

Les autorités, enfermées dans une incompréhension totale de ce qui se passe dans la rue, ont alors fait le choix de la facilité : la répression. Sous couvert de sécurité, le mouvement social est criminalisé, que ce soit par l’empêchement de la tenue d’Assemblées Générales comme à Tolbiac, par les blocages contre Nuit Debout à Paris, ou par les violences policières lors des manifestations, à grands coups de matraques et de gaz lacrymogène. « Pourquoi réprimer des rassemblements et manifestations pacifiques ? L’État n’est clairement plus dans le maintien de l’ordre public, mais dans la répression politique. » accuse Cécile Germain, secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes.

Les Jeunes Écologistes exigent :
– l’arrêt de la répression policière du mouvement social et l’autorisation des Nuits Debout
– la fin de l’état d’urgence et de ses abus.
– le retrait total, immédiat et définitif de la loi travail

Contacts :
Cécile Germain-Ecuer : 06 95 85 76 57
Michaël Jeanjean : 06 69 29 70 94

Photo : ©NnoMan – collectif OEIL

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