Vendredi dernier, plusieurs centaines de lycéen·e·s et d’étudiant·e·s manifestaient devant le ministère de la transition écologique pour réclamer la déclaration de l’état d’urgence écologique et social, et exiger que l’Etat s’engage enfin à traiter les thématiques de la transition écologique comme une priorité. Les Jeunes Écologistes appellent à amplifier et étendre le mouvement à toute la France en vue du deuxième acte de mobilisation consacré à la décroissance énergétique.

Alors que 2018 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en France, alors que 2019 s’est ouverte avec une vague de froid meurtrière aux États-Unis et une chaleur historique en l’Australie avec des conséquences dramatiques pour l’environnement, les dirigeants politiques n’ont jamais été aussi sourds à l’urgence climatique. La plupart des Etats ont déjà pris du retard ou abandonné les engagements pris par leur pays lors de la COP 21.Certains préfèrent la politique des petits pas avec son lot de reculs sur l’écologie pour ne pas trop mécontenter les intérêts économiques, d’autres préfèrent nier la réalité de la catastrophe climatique et écologique qui nous menace. Pendant ce temps c’est notre futur qui est confisqué pour les intérêts financiers d’une minorité dénonce Théo Garcia-Badin, co-secrétaire fédéral des Jeunes Ecologistes. Face à cette inaction coupable, les citoyens et citoyennes s’organisent et appellent les Etats et les gouvernements à prendre leurs responsabilités. Succès grandissant des Marches pour le climat, rassemblements des coquelicots, pétition record de l’Affaire du Siècle, jamais la pression citoyenne n’a été aussi forte pour nous appeler à l’action. 

Alors que la France et l’Union européenne ont toutes leur part à prendre dans la transition écologique, elles ne cessent de creuser leurs retard sur les objectifs des accords sur le climat. Aujourd’hui, c’est notre propre futur qui est mis en jeu, voilà pourquoi nous, Jeunes Ecologistes, prendrons part chaque vendredi à la grève climatique pour réclamer la transformation sociale et écologique de notre société. Nous invitons un maximum de jeunes de toute la France à venir grossir les rangs de cette mobilisation qui s’incrit dans le mouvement mondial Fridays for future (Les vendredis pour l’avenir) et nous feront entendre nos voix lors de la grève mondiale de la jeunesse pour le climat organisée le 15 mars prochain.

L’urgence climatique nous impose d’agir vite, nous réclamons à ce titre que le gouvernement mette fin à sa politique du grand renoncement sur l’écologie. Absence de décision sur le Diesel, refus de revoir la taxation carbone pour la rendre socialement juste, retropédalage sur l’interdiction du plastique, reculs sur le développement des énergies renouvelables et sur la réduction du nucléaire, report puis annulation de la sortie totale du glyphosate, maquillage par l’objectif zéro carbonne en 2050 d’un report de 20 ans des objectifs de réductions de gaz à effet de serre de la France… Nous disons stop à cette capitulation permanente du gouvernement face aux lobbies des multinationales dont la proximité avec les membres du gouvernement interroge, mettant en péril tant l’atteinte des objectifs écologiques que le caractère démocratique de notre régime (nous avions interpellé Emmanuel Macron sur l’impossibilité de conduire la transition écologique dans cet article ).

Le gouvernement ne peut sérieusement continuer à prétendre vouloir faire plus sur l’écologie tout en s’obstinant à défendre un certain nombre de grands projets néfastes pour l’environnement. Site d’enfouissement des déchets nucléaire à Bure, Europacity à Gonesse, Montagne d’or en Guyanne, GCO à Strasbourg, EPR de Flamanville : nous demandons l’arrêt immédiat de ces grands projets inutiles. “Assez des grands discours de Macron et du gouvernement sur l’écologie. Détruire l’équivalent de 900 stades de foot en pleine forêt amazonienne pour une mine d’or, sacrifier les meilleurs terres agricoles d’Ile-de-France pour le mégacentre commercial d’Europacity.. Ce n’est pas faire de l’écologie” déplore Nina Cormer, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes. 

Si nous dénonçons les tentations d’intimidations qui ont émané des forces de l’ordre vendredi dernier (confiscation et destructions du matériel de manif, blocage arbitraire des manifestant·e·s, contrôles systématiques d’identité), contredisant au passage la mascarade de tentative de dialogue pitoyablement mise en scène par Brune Poirson secrétaire d’État de la Transition “écologique et solidaire”, nous resteront déterminé·e·s à ce mener combat ! 


Pour plus d’infos :

Le Manifeste de la jeunesse pour le climat cosigné par les Jeunes Ecologistes
    
L’entretien de notre cosecrétaire fédéral expliquant notre participation aux grèves pour le climat  


Contact presse:

Théo Garcia-Badin : 06 99 72 54 39 – theo[at]jeunes-ecologistes.org

Nina Cormier : 06 38 61 60 61 – nina[at]jeunes-ecologistes.org

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