Le réseau franco-néerlandais a invité Les Jeunes Écologistes aux rencontres des Jeunes Talents 2012 qui se déroulaient à Wageningen (Pays-Bas) les 10 et 11 octobre. Récits et impressions.


Deux jours de rencontres avec des “Jeunes Talents” français et néerlandais des fois plus très jeunes sur un campus comme nous, Jeunes Écologistes, on les aimeraient. Tim, des Jeunes Ecolos néerlandais, me rassure tout de suite : “Tous les campus néerlandais ne sont pas comme ça, celui là, il est tout neuf. Wageningen est une université de renom pour les sciences de l’agriculture, elle se devait d’être innovante.”

Au menu de cette rencontre, la pénurie alimentaire en 2050. Thème intéressant, corrigé le second jour par Rudy Rabbinge : “Le titre n’est pas forcément vrai : il n’y aura pas de pénurie alimentaire si on acquiert un système et une chaîne alimentaire durables”. Qui plus est, à l’heure actuelle, nous pourrions nourrir l’ensemble de la planète.


Cinquante personnalités très différentes avaient été invitées, entre divers spécialistes de l’INRA, des artistes, une employée de Shell (Shell ayant investi dans les biofuels, il ne faudrait pas que les terres et l’eau manquent…”nous cherchons donc à améliorer le rendement”), un ingénieur en nouveaux produits (la soupe super fraîche en canette c’est lui), une jeune entrepreneure faisant des toits de Paris des jardins partagés bio, un lobbyiste de l’Organisation néerlandaise pour l’agriculture et l’horticulture……


Bref, un curieux mélange où être écologiste français peut s’avérer difficile, notamment lorsque l’on aborde les OGM et que l’on n’est pas scientifique. Il reste une certaine défiance des chercheurs de l’iNRA vis-à-vis des faucheurs anti-OGM et encore plus envers le professeur Séralini qui “est profondément partisan”.  Néanmoins, “oui, ça c’est sur, le Round up, c’est mauvais”, par contre “les OGM, pour un scientifique, c’est beau” et “je ne vois pas qu’est-ce qui serait dangereux pour l’homme dans cette manipulation génétique”.

Hum hum.

Divisés en trois ateliers pour mener à bien une réflexion sur la pénurie alimentaire, je participai au groupe de travail centré sur le gaspillage. Les participants étaient pertinents, le débat fut intéressant “Mais si on règle les problèmes de stockage réfrigéré, on n’a plus le problème de la chaine de production alimentaire, et on peut congeler au lieu de gaspiller” “Oui mais bonjour les effets sur le changement climatique !”.
Nous choisîmes une approche systémique qui surprit…Mon groupe était particulièrement écolo-compatible ;), mon sous-groupe de travail encore plus…et l’on finit par “kill the WTO” pour relocaliser durablement la production des fruits et des légumes.

Une mention à Paul Adrien Menez et Zéro Gachis , et à Margaux Pibarot pour Les mauvaises herbes
N’hésitez pas à les contacter et à les soutenir.

Clarisse

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