La multinationale étend son implantation en France. Cet été, c’est en Essonne qu’elle s’est installée, en ouvrant les portes d’un entrepôt de 42 000 m² sur la commune de Brétigny-sur-Orge, sur la parcelle anciennement dévolue à la base aérienne qui a dû fermer ses portes en 2012 et supprimé 3000 emplois.

Les Jeunes Ecologistes soutiennent les revendications citoyennes qui refusent de voir leur territoire soumis à l’hypercapitalisme broyeur des femmes et des hommes. L’impératif de court terme de redonner de l’activité économique à une zone à l’abandon écrase les projets fondés sur le respect de l’être humain et de son territoire ; un commerce de proximité, une monnaie locale, une boîte à livre, parce qu’ils ne peuvent être côtés en bourse, ne sauraient faire le poids ? Pourtant, de tels projets existent partout en France, et témoignent d’une victoire du lien humain sur la déconnexion d’un 21ème siècle qui se dit « ultra-connecté ».

Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique inaugurera aujourd’hui le premier de trois nouveaux mégas-entrepôts. Il semble satisfait de ce développement d’une entreprise qui fait fi du bien-être de ses employé.e.s, se fait le bras armé de la société de la surconsommation, artificialise et déshumanise plus encore nos territoires par l’implantation d’entrepôts surdimensionnés et casse notre système de solidarité. Le gouvernement actuel n’a décidément pas pris la mesure du changement de paradigme que demande l’adaptation de notre société au changement climatique ! Nous gageons que l’humain et plus largement la vie sur terre pour les plus fragiles sont le dernier des soucis de nos dirigeants.

Les Jeunes Ecologistes rejoignent la lutte et l’indignation face :
– à la déshumanisation et la précarité du travail salarié dans les entrepôts Amazon : un CDI dure en moyenne 2 ans et demi dans l’entreprise.
– l’injustice fiscale : Amazon bénéficie d’une exonération de la taxe habitation sur la commune, et les 3% ponctionnés sur son chiffre d’affaire par la taxe GAFA est compensée par une hausse de ce qu’elle s’octroie sur la vente des produits, ce qui a des répercussions sur les commerçants avec qui elle traite. En outre, la facture des travaux d’accès au site, de 13 millions d’euros, est à la charge de la collectivité.
– à l’opacité et le mensonge : Amazon est passée par l’entreprise Virgo pour l’implantation de son entrepôt afin d’éviter la contestation. La firme avait annoncé la création de 2200 emplois ; ils seront moins de 1000.
– au système qu’Amazon encourage : celui où efficacité et productivité riment avec automatisation des gestes, celui où la surconsommation est placée sur un piédestal au détriment du lien social, celui où un clic remplace un échange humain sur son lieu de vie.

Le territoire appartient à celles et ceux qui l’habitent, pas aux actionnaires et décideurs qui se présentent comme des bienfaiteurs en créant des emplois au mépris de notre humanité !

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