La COP 22 a fermé ses portes ce vendredi 18 novembre, après deux semaines de négociations à Marrakech. Présentée comme la “COP de l’action”, elle devait concrétiser les engagements pris par les Etats lors de l’Accord de Paris de décembre 2015. Mais plutôt que de faire preuve de courage politique, à travers la définition d’actions concrètes pour préserver le climat, les chefs d’États se sont cachés derrière la menace “Trumpiste”. Dans toutes les bouches, dans tous les discours, la peur du futur président des États-Unis sonnait à l’unisson.

“Un climatosceptique à la tête du deuxième pays émetteur de gaz à effet de serre est une véritable menace pour le climat. Rappelons-nous l’élection de Bush en 2000 et ses conséquences sur l’accord de Kyoto. Mais face à ce danger, nous désirons une coalition internationale forte et ambitieuse afin de mettre en place toutes les mesures nécessaires pour rester en dessous des 2 degrés” déclare Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes.

Le prochain grand rendez-vous politique sera la COP24 de 2018 qui aura pour objectif l’opérationnalisation de l’Accord de Paris. “Si ces Conférences des Parties permettent de mettre en lumière les enjeux climatiques, ce ne sont pas d’elles que nous attendons le changement. Ce dernier s’opère déjà grâce au dynamisme et à la créativité de la société civile, qui tous les jours invente des solutions pour demain proclame Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes. Pour autant, une réelle volonté politique est indispensable pour accélérer la transition énergétique, répondre aux enjeux de la justice climatique et assurer une sécurité alimentaire pour tou-te-s. Plutôt que de se focaliser sur la beauté de leurs grands discours, ou que de se faire laver la cervelle par le lobbying financier et industriel, les hommes et les femmes politiques feraient bien mieux de porter attention aux propositions des mouvements citoyens, des associations et des ONG.

Face à l’urgence climatique, les Jeunes Écologistes appellent le gouvernement français à tenir ses ambitions à travers plusieurs mesures :

  • le désinvestissement dans le secteur des énergies fossiles
  • l’augmentation de la part française dans le fonds de développement destiné aux mesures d’adaptation au changement climatique dans les pays en développement
  • l’adéquation de la politique fiscale avec l’accord de Paris
  • la fermeture des usines de charbon d’EDF et d’ENGIE en France et dans le monde d’ici 2020
  • l’amélioration de l’efficacité énergétique de 40% (et non 27% comme prévu) d’ici 2030
  • Le contrôle de l’engagement des banques afin d’éviter tout greenwashing
CONTACTS PRESSE :

  • Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale – 06 05 37 97 56
  • Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral – 06 82 45 78 42
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