De par leur essence libertaire, porteuse de la notion de fédéralisme, les écologistes défendent le droit des peuples à disposer d’eux même et à vivre librement leurs langues, leurs cultures et leurs identités. Dans cette optique et considérant que :

  • l’État Français centralisé et jacobin pratique une politique nationaliste, chauvine et néo-colonialiste à l’origine d’une oppression sociale et culturelle d’une partie de sa population.
  • Vivent sur le territoire français, tant dans l’hexagone qu’à l’outre mer, des peuples divers, aux langues et pratiques culturelles singulières, dont la diversité constitue une richesse à préserver.
  • La France par son centralisme politique est une exception au regard de la configuration territoriale des autres États d’Europe.
  • L’Europe en tant qu’échelon institutionnel et politique permet et promeut une reconnaissance officielle de ces particularismes.
  • La lutte contre l’oppression des minorités culturelles et linguistiques en France à travers le monde (Kurdistan, Palestine, Kanakie…) est un élément central de l’écologie politique.

Les Jeunes Écologistes

revendiquent :

  • L’application du principe d’autodétermination, c’est-à-dire le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ainsi que la promotion des préceptes de subsidiarité, de fédéralisme différencié, d’autonomie et de péréquation régionales.
  • La lutte contre l’exacerbation des nationalismes sous toutes leurs formes, vecteurs d’exclusion, de haine et de violence. En ce qui concerne la France, nous rappelons notre rejet du nationalisme tel que porté par l’extrême droite, la droite et une partie de la gauche dite jacobine.
  • Le soutien à toutes les formes de luttes non-violentes pour la reconnaissance des cultures et des peuples opprimés pour l’émancipation de toutes et tous au sein de sociétés pacifiques.

Et demandent :

  • la ratification et une application effective par la France de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires ainsi que la signature de Convention cadre pour la protection des minorités nationales qui est pourtant un des critères de Copenhague à ratifier avant d’adhérer à l’UE. La France est aujourd’hui le seul pays de l’UE à ne pas l’avoir signé. Cela permettrait d’inclure la reconnaissance de la multiplicité des langues sur le territoire français dans la constitution.
  • La création d’une VIème république fédérale comme modèle institutionnel porteur de politiques co-construites et démocratiques. Le pouvoir législatif octroyé aux régions et la mise en place du référendum d’initiative populaire doivent permettre entre autres, à chaque territoire de décider de son niveau d’autonomie voire de son indépendance vis-à-vis de l’État Français. Les assemblées territoriales seront élues au suffrage universel par scrutin de liste proportionnel.
  • Le soutien des différents échelons institutionnels à l’enseignement et à la diffusion médiatique des langues régionales et des langues des populations dites « immigrées ». Les régions ainsi que les territoires d’outre mer doivent pouvoir, à travers le pouvoir législatif qui leur sera conféré, promouvoir officiellement leurs langues et leurs cultures, notamment dans le cadre des politiques d’enseignements immersifs et de formation tout au long de la vie.
  • Un renforcement des liens institutionnels entre politiques européennes et régionales, comme cela se fait déjà à travers le FEDER en Alsace, afin, à terme, de constituer une Europe fédérale des régions amenant une disparition progressive des États/Nations en tant qu’acteurs politiques majeurs.
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