Lundi 18 janvier, François Hollande a annoncé en grandes pompes son “plan pour l’emploi” : 2 milliards d’euros mobilisés pour la formation des chômeurs… mais malheureusement aussi et surtout de nouveaux cadeaux aux entreprises sans contrepartie, tout en facilitant les licenciements et la remise en cause des 35h.

François Hollande confirme ainsi le virage libéral de sa politique économique, et il n’y avait d’ailleurs bien que le Medef pour se féliciter des nouvelles annonces du chef de l’Etat. Remise en cause des 35h, cadeaux aux entreprises, facilitation des licenciements : le gouvernement socialiste s’inscrit donc dans la droite lignée de la droite et n’a rien d’autre à proposer que de vieilles recettes qui continuent d’enrichir ceux qui n’en ont pas besoin et ont fait la preuve de leur inefficacité.
Prolonger et pérenniser le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui a coûté 34 milliards d’euros sans résultat tangible ? Offrir une prime de 2000 euro à l’emploi d’un salarié, un dispositif que les chefs d’entreprise reconnaissent eux même comme inutile et déconnecté de leur choix d’embaucher ou non ?
Malgré le fait que seuls 25% des licenciements sont pour raisons économique et que la majorité sont l’œuvre de choix des actionnaires, l’on continue d’offrir de l’argent et d’espérer sans aucune garantie que les entreprises vont recruter avec“, s’agace Victor Vauquois, secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes. “Et à côté, le gouvernement nous explique sans rire que c’est en facilitant les licenciements et plafonnant leurs indemnités… qu’on crée de l’emploi !

Pire encore, la volonté affichée de François Hollande de vouloir à nouveau assouplir la durée légale du travail, bref de remettre en cause les 35h de fait, est plus qu’inquiétante, elle est dangereuse, contre productive et anachronique. Alors que le mythe de la croissance miracle et du retour de millions d’emplois par magie disparait peu à peu, inciter ceux qui arrivent encore à trouver un emploi à travailler plus, c’est non seulement remettre en cause la qualité de vie et les acquis sociaux de millions de gens mais aussi torpiller les chances des autres de trouver du travail. A l’inverse, il est plus que temps de rentrer dans le 21e siècle, en travaillant moins pour travailler tous, et mieux.

Contre la continuelle précarisation du travail et les mêmes recettes libérales qui ne profitent qu’à une petite minorité de la population, les Jeunes Écologistes le réaffirment : il est temps de remettre les conditions d’emploi et le partage des richesses au cœur du monde du travail, plutôt que de les fragiliser sur l’autel de la croissance et du productivisme. Une autre politique économique est possible !

Contacts presse :
Cécile Germain, co-secrétaire fédérale – 06 95 85 76 57
Victor Vauquois, co-secrétaire fédéral : 06 33 30 05 69

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