Mercredi 3 juin nous rendons public un texte écrit par les Jeunes Écologistes, qui liste une série de propositions pour le Monde d’Après. Il s’inscrit dans la série de textes semblables qui sont parus et tente une synthèse. Les Jeunes Écologistes entendent ainsi contribuer au débat qui permettra de faire émerger un bloc écologiste en mesure de gouverner. Tous les jeudi du mois de juin, nous organiserons des débats autour des grandes mesures présentées pour les approfondir (première édition : jeudi 4 juin à 20h30, un débat sur l’annulation des dettes avec Nicolas Dufrêne)

La crise sanitaire a révélé l’extrême vulnérabilité de notre condition terrestre : en quelques semaines, plus de la moitié de la planète a été confinée, pour faire barrage à la propagation d’un virus. Dans les pays occidentaux, la pandémie nous a mis directement face à notre fragilité, et nous a rappelé aux interdépendances multiples qui nous rattachent aux écosystèmes d’une part et aux solidarités interhumaines d’autre part. 

Cette pandémie nous rappelle aussi à quel point le modèle capitaliste néolibéral est violent, à quel point il sape les fondements de ce qui fait tenir la société : il en détruit les fondements écosystémiques, il pousse à la détérioration des solidarités institutionnelles, il organise la concentration de la richesse entre les mains d’une minorité, il nous embarque dans une course à la croissance devenue absurde où les questions du sens, du lien et de l’humain font figure de variables d’ajustement.

Sans rupture avec ce modèle, les crises s’enchaîneront, de plus en plus graves, dessinant la perspective d’un effondrement par à coups doublé d’un apartheid écologique, où les riches et puissants se mettront à l’abri derrière les murs et les barrières, et le reste de l’humanité subira de plein fouet les crises.

Cette crise terrible conforte les constats et le socle de revendication des gauches et des écologistes. Elle ouvre une brèche dans les imaginaires et fait apparaître des propositions hier qualifiées d’« utopistes » comme des perspectives réalistes et nécessaires. Elle appelle à la rupture claire et à la reprise en main de notre destin collectif par la puissance publique.

Construction d’une économie post-croissance, investissements massifs pour refonder nos infrastructures de production et de transports, relocalisations stratégiques, protectionnisme vert et solidaire, renforcement et protection des services publics, réduction du temps de travail, revenu d’existence, revalorisation des métiers du soin, du lien et de l’artisanat, urgence d’une action systémique pour réduire les inégalités femmes-hommes et combattre les violences patriarcales, protection des droits des personnes migrantes, passage à une VIème République écologiste et nécessité d’une démocratisation et d’une territorialisation de l’État français… Les débats autour de ces perspectives sont nombreux. Ils nourrissent le rêve d’un « monde d’après » qui rompe enfin avec le précédent. 

Il faut désormais construire un bloc de transition pour mettre au pouvoir ces idées et mener à bien la reconstruction écologique et sociale de notre société.  

Ces propositions rédigées par les Jeunes Écologistes contribuent à la construction de ce bloc et sont à lire en regard du travail assidu de collaboration entamé avec les organisations de jeunesse des autres partis de l’arc écologiste de gauche, notamment au sein de la plateforme Résilience Commune.

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