Hier matin, les militants rassemblés à Barcelone comme sur certaines places madrilènes ont été violemment expulsés des places publiques qu’ils occupaient. La société espagnole se mobilise depuis maintenant 10 jours dans toutes les villes du pays pour faire entendre ses aspirations. La spontanéité de ce mouvement d’ampleur, sa persistance au delà des élections régionales qui ont chèrement coûté aux socialistes espagnols, nous montre qu’il est possible de réagir et de se faire entendre hors des cadres politiques traditionnels. Après les grecs et les portugais, avec des résonances en France et au delà, les espagnol-e-s prouvent que les peuples du nord de la Méditerranée sont, comme leurs voisins du Sud, capables de mobiliser et se mobiliser sur des mots d’ordre politique et une exigence de démocratie. Que la volonté de transparence et d’honnêté n’est pas une vague incantation, mais nécessaire pour que les citoyen-ne-s retrouvent la confiance. Portée par des jeunes qui souhaitent reprendre en main leur avenir, la démocratie participative est au premier plan des revendications de ce mouvement “horizontal”.

La diversité des mouvements naissants montre que la société n’a pas besoin de conflits entre classes d’âge ou de stigmatisation des minorités. Son attitude intransigeante vis-à-vis des pouvoirs politiques indique le refus des politiques d’austérité, de droite comme de “gauche”, qui font peser sur les peuples le renflouement des banques coupables. C’est le signe que les peuples ne veulent pas un point de PIB de plus ou de moins et se fichent de l’augmentation des valeurs boursières. Ils veulent qu’on leur rende le pouvoir confisqué par une oligarchie politique, économique et médiatique.

Les Jeunes Ecologistes soutiennent le mouvement espagnol, les encouragent dans cette lutte et souhaitent que les dirigeants occidentaux prennent enfin en compte le bien-être des populations plutôt que la santé des bonus. Ils appellent également à rejoindre le mouvement de soutien aux Indignés qui nait sur la place de la Bastille, à Paris, comme dans d’autres villes françaises : le désenchantement global de la politique, le manque de foi en l’avenir, la frustration des jeunes dont l’avenir est moins brillant que ce qu’on leur promettait, sont partagés par delà les frontières. Ce ne sont pas de mesures sectorielles et de pansements visant à redorer l’avenir de la jeunesse dont nous avons besoin, mais de la mise en place d’un nouveau modèle sociétal et civilisationnel, le nôtre étant arrivé à bout de souffle.

Dimanche, à 15 heures, les Jeunes Ecologistes seront donc présents dans les cortèges en criant haut et fort leur rejet du modèle actuel et leur demande :
– d’une vie politique plus saine à travers une justice plus efficace ;
– une vraie lutte contre la corruption et les paradis fiscaux ;
– un plan d’urgence pour contrer les inégalités entre les genres et les violences -physiques ou émotionnelles- contre les femmes notamment à travers la mise en place d’une commission d’enquête sur les violences faites aux femmes par les élus et responsables politiques ;
– le rejet du cumul de plus de deux mandats consécutifs et de deux mandats différents ;
– la mise en place d’une Constituante pour une Sixième République ;
– une représentation accrue des femmes, des jeunes et des minorités sans peur d’étudier l’effet d’une “politique des quotas” ;
– la mise en place d’un vrai statut de citoyenneté non lié à la nationalité française, incluant l’accès aux droits (sociaux, sanitaires et économiques) et le droit de vote local, régional, national et européen aux non-nationaux, qu’ils soient européens ou non ;
– le soutien clair, concret et effectif, politique et financier, aux alternatives portées par les jeunes comme par les moins jeunes : économie sociale et solidaire, autogestion, habitat alternatif (dont les yourtes !) ; ceci car l’avenir sera à la fois ultra-local et on ne peut plus lié au global ;
– un revenu inconditionnel qui permettra à la fois de limiter les situations d’extrême pauvreté et de rendre à l’action citoyenne, associative, syndicale ou politique toute la place et l’honneur qu’elle mérite ;
– … tout est à imaginer ; reprenons le pouvoir !

Les Jeunes Écologistes.

Contacts :

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Noé Pflieger, téléphone : 06 36 66 69 32 mail noe ‘at’ jeunes-ecologistes.org :

Chargée de communication :

Marine Tondelier, téléphone : 06 84 86 15 78 mail : marine ‘at’ jeunes-ecologistes.org

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