Texte d’appel du collectif Stop Tafta Jeunes

Jeunes étudiant-e-s, travailleur-se-s et précaire-s, nous nous opposons aux accords de libre échange entre l’Union Européenne et les États-Unis.

Tafta, TTIP, PTCI, … : derrière ces noms, se cache un accord de libre-échange visant la création d’un grand marché transatlantique. Au-delà des États-Unis et de l’Union Européenne, cet « OTAN de l’économie » impacterait l’ensemble de la planète. De nombreux autres accords de libre-échange du même type sont également en cours de négociation à travers le monde, dont l’AECG ou le CETA, entre l’Union européenne et le Canada, en passe d’être conclu.

Ces négociations opaques se déroulent dans le dos des peuples d’Europe et d’Amérique du Nord. Elles visent à établir un grand marché transatlantique qui consacrerait la domination des multinationales européennes et américaines au détriment des citoyens de part et d’autre de l’Atlantique. Ces accords réduiraient davantage le champ démocratique et enfermeraient l’Union Européenne et les peuples européens dans une impasse. Ces traités visent à niveler par le bas les normes sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales ; normes qui pourront être attaquées devant des tribunaux privés hors de tout contrôle démocratique.

Le Tafta nous concerne particulièrement en tant que mouvements de jeunesse, en ce qu’il s’apprête à remettre en cause notre avenir. Les établissement d’enseignement publics qu’il soit du niveaux primaire, collège, lycée ou supérieur pourraient, dans ces conditions, être attaqués pour concurrence déloyale par des établissements privés, accélérant la marchandisation de l’éducation et l’exclusion des plus démunis de l’accès au savoir

Nous, collectifs de jeunes engagés contre ce traité, refusons ce modèle que l’on souhaite nous imposer. Nous refusons de voir nos normes environnementales et sociales bradées sur l’autel du commerce international. Nous refusons d’assister impuissants à l’arrivée en France de produits OGM, de viande aux hormones, de volaille chlorée, etc. Nous refusons l’introduction de la fracturation hydraulique et de l’exploitation des gaz de schiste que ce traité suppose, ce qui serait le comble de l’hypocrisie alors que la France accueillera la Conférence des parties sur le réchauffement climatique en décembre 2015.

Nous portons un autre modèle de développement, pour des échanges commerciaux équitables, l’extension des droits libertés individuels et publiques, une santé accessible à toutes et tous une alimentation saine, le respect de la diversité culturelle et des réponses à l’urgence écologique.

Alors que de plus en plus de collectivités locales se déclarent “hors Tafta”, nous demandons aux élus, aux acteurs des secteurs d’activité concernés, aux organisateurs de manifestations culturelles et aux universités de faire entendre leur voix en se déclarant eux aussi « hors Tafta ».

Nous demandons donc au Gouvernement français de mettre un terme aux négociations opaques et aux Parlementaires européens de rejeter ce traité. Au delà de l’insuffisante demande de transparence, nous appelons le gouvernement français à rejeter le Tafta et à rompre toutes ces négociations qui cristallisent la domination libérale.

Nous appelons à une large mobilisation de la jeunesse pour faire vivre ce débat sur l’ensemble du territoire national, dans nos lieux de travail et d’étude. La jeunesse doit tout mettre en œuvre pour enrayer le Tafta, le Ceta, et sortir du piège des accords de libre-échange.

Organisations signataires : Attac Campus, Nouvelle Donne Campus, Parti de Gauche, Les Jeunes Écologistes, UNEF, Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne

Retrouve l’appel en pdf

Tafta, c’est quoi ? Retrouve l’infographie des Jeunes Écologistes

CONTACTS PRESSE :

  • Rosalie Salaün – porte-parole : 06 86 28 69 04
  • Laura Chatel – secrétaire fédérale : 06 29 85 75 95
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