Marseille, capitale des écologistes pendant une semaine : du lundi 19 au dimanche 25 août, les Jeunes Écologistes y ont élu domicile pour leur camp d’été ! Récit d’une semaine intense en émotions et en expériences, entre écologie concrète, utopies désirables et militantisme festif… De quoi redonner de l’énergie (renouvelable, of course) pour une année qui s’annonce riche pour la jeunesse et l’écologie politique.

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Entrée : trois jours de forum OuVert au Yes We Camp

De vieilles caravanes détournées, des moissonneuses-dortoirs construites en palettes, des toilettes sèches, des douches solaires avec la plus belle vue de Marseille, de la bière artisanale payée avec une monnaie locale, des concerts atypiques, des lieux de vie où règnent convivialité et partage : le Yes We Camp, c’est l’écologie appliquée au camping avec une bonne dose d’imagination et un zeste de folie. À l’Estaque en périphérie de Marseille, les Jeunes Écologistes ont trouvé dans ce projet alternatif le lieu idéal pour accueillir leur camp estival.

Le cadre est posé, reste le contenu du forum OuVert : 3 jours d’ateliers et de moments de vie autogérés (avec les aléas du quotidien sans lesquels tout cela manquerait certainement de piquant) ! Au programme : des discussions politiques, des échanges d’expérience ou des réflexions collectives. Les voyages alternatifs, les représentations de l’environnement, la fabrication de produit ménagers naturels, Marseille et l’écologie, la réforme territoriale, les sexualités, la campagne de rentrée… Autant de thèmes à la frontière entre l’écologie théorique et écologie pratique qui ont pu être abordés dans le cadre informel et convivial du Yes We Camp.

En parallèle du forum OuVert se tenait le summercamp sous l’égide de la FYEG (Fédération des jeunes verts européens) rassemblant une quarantaine de jeunes verts de toute l’Europe (Allemagne, République Tchèque, Autriche, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Malte, Bulgarie). Son but était de dégager des alternatives au modèle dominant qui a provoqué la crise et de porter des propositions désirables pour la jeunesse dans la perspective des élections européennes de mai 2014.

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Le Yes We Camp, camping alternatif

Plat de résistance : les Journées d’été des écologistes

Dès le jeudi 22 août s’ouvraient les Journées d’été d’Europe Écologie – Les Verts sur le campus de l’Université de Marseille Saint-Charles. Les Jeunes Écologistes se sont joints à leur manière au rassemblement : action bruyante et humoristique sur la question des retraites, organisation de deux ateliers, stand permanent sur le site, rencontres et discussions avec des figures du mouvement écologiste, etc.

Deux temps forts organisés par les jeunes écolos ont notamment permis de faire converger écologie politique et désir d’autonomie de la jeunesse :

– l’atelier “La jeunesse vous sort de la crise !“, le jeudi matin, a conclu le summercamp par des propositions économiques et sociales pour initier un changement de modèle en Europe dès 2014. De multiples réponses à la précarité des jeunes, à la crise économique, sociale et démocratique évoquées lors de l’atelier ont permis de démontrer qu’il fallait bien compter sur la jeunesse pour porter ce changement de modèle et se réapproprier l’espace politique.

– le forum “Ne pas perdre sa vie à la gagner“, le vendredi après-midi, a regroupé différents représentants des mouvements de jeunesse de gauche. Autour de la question du pacte social français et de l’autonomie de la jeunesse, des pistes d’action ont été débattues pour permettre l’émergence d’autres horizons que la seule valeur absolue du travail. Le thème des retraites a beaucoup été mis sur la table, du fait de l’actualité politique et de la forte préoccupation des jeunes quant au sens de leur parcours de vie.

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Action retraites : une “course de vieux” pour appeler à la préservation du système par répartition et à une meilleure prise en compte de la pénibilité du travail !

Dessert : l’Assemblée Générale des Jeunes Écologistes

En marge des Journées d’été des écologistes, le mouvement des jeunes écolos tenait son assemblée générale sur deux jours, le samedi 24 et le dimanche 25 août. L’occasion de faire un bilan de l’année écoulée, d’élire une nouvelle équipe exécutive, de débattre des grandes orientations pour l’année à venir et d’adopter des textes de fond sur différents sujets politiques (si tu veux plus d’infos, il ne te reste plus qu’à adhérer pour pouvoir accéder au compte-rendu de l’AG, c’est ballot).

À l’aune d’une nouvelle année de mobilisations et d’actions décalées, une chose est sûre : les Jeunes Écologistes ont grandi. Ce type de militantisme qui laisse une place à l’éclate, ce droit à rêver revendiqué sur tous les sujets, cette écologie concrète appliquée au quotidien, en bref cette identité qui fonde le mouvement des jeunes écolos attirent de plus en plus de monde. Et étant donné les conneries de Monsanto et l’insolence de la moustache de Christophe de Margerie, cela n’est pas prêt de s’arrêter.

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Hors- d’œuvre : une rentrée militante pour se bouger le cul

Alors au-delà de toutes ces belles choses qui matérialisent l’espoir apporté par l’écologie et qui laissent des souvenirs militants inoubliables, à quoi ça sert une telle semaine ?

D’une part, cela sert à montrer à tout le monde la manière dont une partie de la jeunesse se bouge le cul pour faire avancer les idées de l’écologie politique (par une présence directe mais aussi via la presse). D’autre part, ça recharge les batteries. Les jeunes écolos sont un peu comme des panneaux solaires. Productifs et efficaces, peu chers, beaux, écologiquement soutenables, pas tout à fait encore au point mais en plein développement, ils sont l’avenir de la société mais ils ont quand même besoin de soleil. Alors le fait de tous-toutes se retrouver à la fin de l’été, à l’aube d’une année qui s’annonce riche et porteuse d’espoir (élections municipales et européennes, combats à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs, défense de nos retraites, etc), est la meilleure façon d’engager une dynamique joyeuse et motivée pour se bouger le cul jusqu’à l’été prochain. Qu’on se le dise : plus on sera de fous à se bouger le cul, plus vite le changement de modèle aura lieu (allez viens).

Attention bande-annonce suspens : très vite, plus d’infos ici et ailleurs sur la toile sur la manière dont on peut se bouger le cul (serait-ce un leitmotiv ?) pour l’écologie dès septembre…

Et en bonus : un reportage photo de Paris Match sur notre semaine à Marseille.

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L’addition s’il vous plaît

L’addition, il n’y en pas : l’écologie appartient à tout le monde et le bonheur est gratuit. Rendez-vous à la rentrée pour un nouveau menu.

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Vu au Yes We Camp…

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