En ce mois de juin, marqué par la célébration du Mois des Fiertés, les Jeunes Écologistes ont une pensée pour Sarah Hijazi, militante LGBTQ+ égyptienne qui s’est donnée la mort à son domicile à Toronto le 14 juin dernier. Elle avait fui l’Égypte deux ans plus tôt après avoir été arrêtée, emprisonnée et torturée pendant trois mois pour avoir brandi un drapeau arc-en-ciel lors d’un concert au Caire.

Ce Mois des Fiertés est aussi l’occasion de rappeler à quel point certains acquis sont fragiles. En Europe, une régression sans précédent des droits LGBTQ+ est entreprise, et la crise sanitaire en a été un accélérateur. En Hongrie, le gouvernement de Viktor Orban a profité du COVID-19 pour interdire la reconnaissance des personnes transgenres. En Pologne, les « zones sans-LGBT » persistent encore et le président polonais Andrzej Duda a attaqué samedi l’ « idéologie LGBT » qu’il a considéré comme du « néo-bolchévisme ». L’attitude silencieuse de la France sur ces questions est intolérable et dangereuse.

En France, la crise sanitaire actuelle a fortement bousculé le calendrier législatif. La majorité a voulu veut encore une fois nous entourlouper en reportant le vote sur la loi bioéthique comprenant notamment la « PMA pour toutes » – bien que les personnes transgenres n’y auront toujours pas accès – après l’été. La majorité ne nous fera pas croire qu’elle n’a pas le temps de voter cette loi, alors qu’elle le trouve pour voter une loi liberticide (loi Avia) de censure par sur les réseaux sociaux, qui a provoqué d’ores et déjà la suspension des comptes de plusieurs activistes LGBTQ+.

Concernant les thérapies de conversion, les Jeunes Écologistes apportent leur soutien à la proposition de loi de Madame Laurence Vanceunebrock-Mialon et de Monsieur Bastien Lachaud visant à les interdire. Malte est le seul État européen à avoir légiféré sur le sujet, il faut que la France suive ce chemin et brise l’omerta sur cette torture que subissent trop d’adolescent.e.s encore aujourd’hui. Nous le rappelons : les sexualités non-hétéronormées ne sont pas des maladies, il n’y a donc pas à les « soigner ». La société doit évoluer dans le sens de l’acceptation et non du déni qui vise actuellement à invisibiliser ces orientations sexuelles alors qu’elles sont en réalité des richesses et doivent pouvoir être affirmées et vécues comme chacun.e l’entend.

Les Jeunes Écologistes demandent par ailleurs l’arrêt immédiat des mutilations faites aux enfants intersexes et à suivre les recommandations du Collectif Intersexes et Allié.e.s – OII France. 

De nombreux combats restent à mener : le don du sang est encore et toujours discriminatoire envers les hommes homosexuels et bisexuels et les actes LGBT-phobes sont en recrudescence en France, selon le rapport sur les LGBTIphobies 2020 de SOS Homophobie.

Les Jeunes Écologistes tiennent à affirmer leur soutien à la communauté LGBTQ+ en ce mois particulier et continueront à être vigilant.e.s face aux attaques envers leurs droits.

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