La proposition :

Un nouveau pacte social, pour choisir son parcours de vie.

Précarisation, allongement de la période d’activité ou plus grande mobilité, notre génération fait face à des parcours de vie qui se complexifient. Ces changements nécessitent d’engager des réformes afin de s’adapter aux parcours de chacun et de relever deux défis considérables : une véritable autonomie des jeunes et une prise en charge de la fin de vie.

La réforme des retraites doit impérativement être revue, notamment pour mieux prendre en compte les périodes de stage, de requalification ou d’inactivité forcée. Cette réforme ambitieuse des retraites ne sera possible qu’avec une fusion de tous les régimes de retraite et un financement élargi aux revenus du capital.

Il s’agit également d’accompagner ces nouveaux parcours en développant la validation des acquis et de l’expérience et en affirmant le droit à l’apprentissage à tout âge. Pour cela, nous devons développer des organismes de formation professionnelle et d’insertion par l’activité économique, mettre en place un capital de formation et assurer un revenu minimum garanti à tous dès 16 ans.

Avec les Jeunes Écologistes, offrez-vous plusieurs vie !

Le texte complet :Les parcours de vie de chacun d’entre nous sont autant de miroirs de notre société. Notre génération est la première à connaître l’accélération sociale du temps. Derrière cette formule se cache l’idée simple qu’il y eut un temps où une vie comptait un conjoint, un métier, un village. La multiplication des échanges, le développement de la mobilité, l’alphabétisation massive sont autant de facteurs qui ont mis fin à ce type de parcours de vie, le parcours de vie du XXème siècle.

Cependant, l’ensemble de la population ne vit pas de la même façon l’idée selon laquelle nous serions libre de changer de métier, de connaître plusieurs conjoints ou encore de vivre à différents endroits. Au travers de cette motion, il s’agit de s’assurer que notre génération et les suivantes ne subiront pas cette accélération. Plus encore, les Jeunes Écologistes souhaitent que chacun-e d’entre nous soit en possession des clés qui lui permettent de choisir et d’orienter librement son parcours de vie.

Une allocation d’autonomie pour bien commencer

Victimes d’injonctions contradictoires constantes, une large majorité de jeunes ne se retrouvent plus dans la société que l’on nous propose. La principale d’entre elles est l’injonction à la responsabilité. La remise en cause de l’ordonnance de 45, qui affirmait qu’un mineur ne peut être jugé comme un adulte, est le symbole du changement de regard sur les jeunes et sur l’injonction à être de plus en plus tôt responsable de ses actes. Cette tendance est renforcée par la législation instituée ces dernières années permettant l’internement des mineurs à 13 ans. On attend aujourd’hui des jeunes qu’ils soient rapidement responsables de leurs actes et de leur avenir, tout en leur déniant l’accès à l’autonomie :

Précarité financière : 15 000 jeunes sur 6 millions sont concernés par le RSA jeune, 25% des jeunes sont au chômage et plus de 40% dans les quartiers sensibles…

Difficultés d’accès au logement : 240 000 jeunes de 18 ans ou plus (hors étudiants) n’ont pas les moyens de financiers d’accéder à un logement autonome ; la situation se complique encore pour les autres.

Pour lutter contre la pauvreté grandissante des jeunes, nous réclamons donc une allocation d’autonomie, en attendant la mise en place d’un Revenu Universel, les écologistes proposent la création d’une allocation d’autonomie. Cette allocation fonctionnera de la manière suivante : indexation du revenu minimum du jeune sur le seuil de pauvreté régional (le niveau français d’aujourd’hui est à 750 euros) ; versement de cette allocation aux jeunes de moins de 27 ans, quelle que soit leur activité : étudiants, périodes d’orientation et d’exploration, stages d’insertion, engagement volontaire, formation professionnelle, modules d’accès à l’emploi. Chaque jeune de 16 ans devra remplir une déclaration fiscale avec inscription de toute rémunération perçue et incitation fiscale pour la déclaration des pensions parentales, sous réserve d’une imposition réellement progressive pour les parents.

Ce revenu d’autonomie sera réservé de manière complémentaire aux revenus perçus par le jeune : un jeune n’ayant aucun revenu recevra l’intégralité de l’allocation, un jeune en stage rémunéré recevra le montant complémentaire à sa rémunération afin d’atteindre le niveau du seuil de pauvreté régional.

Droit à la formation à tout âge

Nous avons aujourd’hui un système de formation qui continue à bénéficier à ceux qui ont déjà le plus de diplômes. Nous devons réaffirmer le droit de chacun à se former tout au long de sa vie : en diminuant le fossé entre la formation initiale et la formation continue et en instaurant un capital de formation de 8 années à prendre tout au long de la vie.

Nouvelle réforme des retraites

En plus du développement de ces droits, les Jeunes Écologistes proposent une nouvelle réforme des retraites plus juste et prenant en compte les trajectoires de chacun. Cette réforme impliquerait :

• la prise en compte des stages ;

• la prise en compte des périodes de requalification ;

• système retraite/emploi à temps partiels ;

• outre un âge défini et arbitraire, une réelle prise en compte de la pénibilité des travaux et une adaptation de l’âge de départ en retraite selon ces travaux (55 ans pour les plus pénibles).

Ceci se ferait dans le cadre d’une fusion de tous les régimes de retraites avec un financement sur la base d’une assiette élargie prenant en compte les revenus du capital.

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