Les Jeunes écologistes réclament que la sécurité soit un service public social, alliant dialogue et désescalade, permettant la libre expression des droits fondamentaux de notre République, dont la liberté de manifester. 

Ce mercredi 04 novembre a été débattue à l’Assemblée Nationale une proposition de loi sur la  “sécurité globale” (Loi Fauvergue, du nom d’un ancien patron du RAID). Une proposition impensable au regard de la censure qu’elle pourrait entraîner, alors même que depuis 2017, sous Emmanuel Macron, les manifestations et oppositions au gouvernement sont violemment réprimées. 

Au lendemain des meurtres commis par des policiers comme celui d’Adama Traoré et à l’heure où les violences policières sont très rarement punies, alors même que des vidéos circulent parfois pour en témoigner, cette loi interdirait de diffuser ce type de vidéos. Cette proposition de loi est liberticide et menace notre démocratie.

Nous, Jeunes Ecologistes, nous opposons au développement d’une société de surveillance généralisée dans laquelle la liberté de manifester serait mise à mal. Plusieurs articles de cette loi facilitent la captation d’images et l’accès aux images des interventions des policiers et gendarmes, ce qui leur permettrait d’identifier plus facilement des militant·e·s et donc de faciliter la répression. Le sentiment de “sécurité globale” recherché par cette loi ne pourrait pas être atteint en dissuadant et en fichant tout manifestant·e souhaitant exprimer son opposition. Cette loi s’appuie sur un recours à la technologie pour contrôler toujours plus et prévoit de permettre aux policiers et aux gendarmes de porter leur arme dans les lieux publics, en dehors des heures de service. Et c’est cette loi qui devrait nous permettre de sortir paisiblement dans la rue ?

Bien au contraire ! Les Jeunes écologistes réclament que la sécurité soit un service public social, alliant dialogue et désescalade, permettant la libre expression des droits fondamentaux de notre République, dont la liberté de manifester. En ce sens, nous nous opposons à la privatisation de la sécurité qu’engendrerait cette loi. En l’état actuel, la proposition permet facilement la sous-traitance de la sécurité intérieure et extérieure à des entreprises privées. La police et la gendarmerie devraient plutôt être des acteurs de terrain dans une logique d’accompagnement indispensable pour prévenir les incivilités et les débordements au lieu de les réprimer. Ce glissement nuit à la souveraineté de l’Etat français en délaissant une fonction régalienne primordiale pour notre démocratie : la sécurité de toutes et tous.  

Enfin, Les Jeunes Écologistes dénoncent le fait qu’en pleine crise sanitaire, la priorité de nos parlementaires se centre sur une réduction des libertés et un investissement dans des technologies de contrôle, alors même que les libertés sont déjà extrêmement réduites et qu’aucun investissement n’a été fait ni pour aider nos soignant·e·s qui se battent depuis des mois contre une pandémie effrayante, ni pour aider nos enseignant·e·s mobilisé·e·s depuis le jour de la rentrée contre un protocole sanitaire renforcé inapplicable. 

Signons ensemble la pétition de Refus de la loi visant à empêcher la diffusion des images de violences policières.

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