Alors que le monde entier a les yeux rivés sur le sommet de Paris pour le climat, le gouvernement français continue de multiplier les doubles discours, détruisant d’une main ce qu’il propose de construire de l’autre.

Les derniers jours ont en effet été le grand théâtre d’un festival de mauvaises nouvelles pour l’écologie et le climat en France !
Alors que l’OMS révèle tout juste que la viande est cancérigène en plus d’avoir un bilan carbone désastreux, la France entérine son plan de soutien à l’élevage, tandis que sur fond de procédure judiciaire, la ferme-usine des mille vaches, projet pilote et unique en France d’industrialisation de l’élevage, continue de s’agrandir…
Alors que l’Ademe, agence de l’État, publie enfin son rapport montrant la voie d’une France 100% énergie électrique renouvelable en 2050, et que les couts et impacts carbone du nucléaire ont été une nouvelle fois pointés du doigt, EDF ne trouve rien de mieux que de s’entêter dans la relance du nucléaire, avec le silence complice d’un gouvernement qui se félicite d’aller vendre toujours plus de centrales en Chine…
Alors que le scandale Volkswagen a montré la triche criminelle de nombreux constructeurs automobiles sur les normes environnementales, jouant nos vies et notre santé pour leurs profits, François Hollande ne promeut aucune action contre le diesel et vante l’exemplarité des entreprises françaises… qui ont bénéficié d’un soutien public pour la construction de véhicules diesel hyper polluants.
Enfin, alors que le trafic aérien émet des quantités délirantes de gaz à effet de serre et que sa réduction devrait être un enjeu des négociations climat, Manuel Valls ne trouve rien de mieux que d’annoncer qu’il faut absolument poursuivre la construction d’un deuxième aéroport dans la région nantaise à Notre-Dame-des-Landes !

Toutes ces décisions et annonces réalisées à moins d’un mois de l’ouverture du sommet de Paris sont plus qu’incohérentes, elles sont révélatrices de l’indifférence du gouvernement Hollande pour les enjeux écologiques. L’accueil de la COP 21 en France devait pourtant être l’occasion de faire de la France le pays leader des négociations. « Nous espérions voir émerger une volonté forte de la part du gouvernement de s’approprier la question climatique et d’en faire son cheval de bataille. A la place, nous assistons avec consternation à une sorte de schizophrénie : tout le monde s’accorde à dire qu’il faut agir pour le climat et l’environnement, mais dès qu’il faut prendre des décisions concrètes, dès l’on se frotte à des enjeux économiques et aux poids lourds de l’économie, les politiques se dégonflent ! » se désole Victor Vauquois, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes.

Il est plus que temps de joindre les actes aux paroles et de montrer la réelle exemplarité de la France, censée présider un accord historique sur le climat dans maintenant un mois : si la diplomatie mondiale est complexe à mettre en mouvement, la politique nationale est elle une affaire de choix et le gouvernement semble avoir fait le sien dans le sens contraire de l’écologie !
Les Jeunes Écologistes réaffirment l’urgence d’en finir avec les solutions du passé comme le soutien à l’automobile, l’aviation, le nucléaire ou l’agriculture intensive, et de promouvoir un autre modèle qui nait déjà sur les territoires : plus que jamais, si on ne fait rien, ça va chauffer !

Contacts presse :
– Victor Vauquois, co-secrétaire fédéral : 06 33 30 05 69
– Cécile Germain, co-secrétaire fédérale : 06 95 85 76 57

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