Les Jeunes Écologistes dénoncent le projet de future loi travail, nouveau reniement du gouvernement qui s’entête à détricoter les acquis sociaux.

L’avant projet de réforme du code du travail, a été révélé par la presse. La potion est amère : plafonnement des indemnités prudhommales, modulation du salaire et du temps de travail, augmentation de la durée maximale hebdomadaire du travail à 60h, la remise en question de la place des syndicats avec le référendum, l’augmentation du temps de travail possible pour les mineurs apprentis… Si le MEDEF est satisfait, c’est bien les salarié-e-s qui vont trinquer !
Le gouvernement avait déjà déboursé plus de 40 milliards d’euros pour les entreprises à travers le pacte de responsabilité avec des résultats minimes et aucune contrepartie. A l’heure des 80 ans du Front Populaire, que reste-t-il de gauche au PS qui prône aujourd’hui ce qu’il dénonçait hier ?

En suivant cette ligne néo-libérale, le gouvernement fonce droit dans le mur. Faire primer les accords d’entreprises sur les accords nationaux, c’est renoncer à défendre les salarié-e-s, et enterrer les acquis sociaux obtenus depuis le XIXè siècle.
Quand on a 6 millions de personnes inscrites à pôle emploi, un jeune sur quatre au chômage, un «sénior » sur 2 en inactivité, la solution n’est pas de travailler plus ou de faciliter les licenciements économiques !” affirme Cécile Germain, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes.

Pourtant, une vraie politique de l’emploi est possible, et à travers elle une nouvelle vision du travail ne se limitant pas au salariat. Partager le travail pour lutter contre la précarité, mettre en place un revenu de base inconditionnel suffisant pour vivre et cumulable avec d’autres revenus, garantir l’égalité femmes/hommes, soutenir la transition énergétique avec à la clé de très nombreux emplois durables ou renforcer le droit à tou-te-s à la formation tout au long de sa vie sont quelques unes des propositions des Jeunes Écologistes pour une nouvelle vision du travail, plus épanouissante et permettant à chacun-e de trouver sa place dans la société.

Les Jeunes Écologistes appellent à une mobilisation contre ce texte de loi qui sera présenté le 9 mars. Ne perdons pas notre vie à la gagner !

Pour aller plus loin :
>Ne pas perdre sa vie à la gagner : les propositions des Jeunes Ecologistes pour une autre approche du travail
>Motion “Repensons le travail”

Contacts presse :
Cécile Germain – 06 95 85 76 57
Michaël Jeanjean – 06 69 29 70 94

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