Direct Montpellier Plus – Edition du 25 novembre 2011

Dans le cadre de la “Quinzaine Urgence Énergie” qui invite les citoyens à deux semaines de débats et d’actions sur le thème de la transition énergétique, plusieurs militants de diverses associations (ATTAC, NPA, Europe Ecologie-Les Verts, Réseau Sortir du Nucléaire…) se sont réunis mercredi soir, place de la Comédie, pour une promenade nocturne peu commune. Le rendez-vous est pris pour 20h. Armés de balais et crochets de casseroles fixés au bout d’une perche, une soixantaine d’opposants au gaspillage d’énergie se retrouvent pour aller éteindre les néons allumés toute la nuit sur la devanture de certains commerces. « On fait souvent ça après nos réunions depuis quatre ou cinq ans, mais nous ne sommes jamais si nombreux », explique Pierre-Emmanuel J, membre du bureau exécutif des Jeunes Verts.

Ces expéditions sont inoffensives et n’abîment aucun mobilier puisque les militants se contentent d’abaisser l’interrupteur de courant réservé aux pompiers en cas d’urgence. Celui-ci est placé en hauteur, sur la façade de la boutique. À chaque lumière éteinte, ils scotchent un tract sur la vitrine expliquant leur geste, les économies que le commerçant pourrait faire s’il éteignait lui-même son enseigne (environ 100 euros par an). Sur le même tract, il est expliqué que c’est en débutant par des gestes simples que l’on pourra limiter les besoins de production d’énergie, « qui sont à plus de 75 % d’origine nucléaire en France ».

Vers 21 h, après avoir éteint des banques, des magasins d’optique et la grande enseigne des halles Castellane, le groupe a même fait disjoncter… le Corum ! « On espère que cela fait réfléchir, poursuit Pierre-Emmanuel. Aujourd’hui la majorité des commerces de la Grand rue Jean-Moulin éteignent leurs enseignes. À nos débuts, tout était allumé, maintenant moitié moins. On aime penser qu’on y est un peu pour quelque chose ».

Hadrien Volle

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