Communiqué de presse des Jeunes Écologistes de Lyon

Lyon, le 28 juin 2012

Samedi 23 juin, la ville de Lyon a été le théâtre de plusieurs rassemblements sauvages menés
par des groupuscules d’extrême-droite. Parmi eux, les Jeunesses Nationalistes dirigées par Alexandre
Gabriac, un habitué des bras tendus qui a déserté la région le jour du rassemblement, ainsi que le mouvement
pétainiste de l’Oeuvre française présidé par Yvan Benedetti.

Durant cette journée, 700 policiers, CRS et gendarmes ont du être mobilisés dans un centre-
ville étroitement quadrillé avec le renfort d’un hélicoptère, de deux canons à eaux et d’importants moyens
matériels. Plus de 70 militants nationalistes ont été interpellés par la police Place Guichard, gare Part-Dieu et
dans le quartier de St Jean suite à leurs rassemblements illégaux pourtant interdits par la préfecture du Rhône
et confirmé par le tribunal administratif, et ce “en raison des troubles graves” qu’ils faisaient peser sur l’ordre
public. Plusieurs d’entre eux étaient en possession de “couteaux ou de barres de fer” selon la préfecture,
risquant ainsi 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (art. 431-5 du Code pénal).

Cependant, après que 47 d’entre eux aient été placés en garde-à-vue, deux seulement ont été
retenus pour la nuit, quand le reste était libéré dans l’après-midi avec un simple rappel à la loi. Au final,
aucune poursuite n’a été engagée contre Benedetti, instigateur du happening fasciste de la Part-Dieu, ni
contre les autres militants d’extrême-droite. Rappelons que le fait d’avoir organisé une manifestation sur la
voie publique ayant été interdite par la préfecture est passible de 6 mois d’emprisonnement et de 7 500 €
d’amende (art.431-9 du Code pénal).

Quid des militants armés de couteaux et de barres de fer en pleine après-midi, dont on présume qu’ils
n’étaient vraiment pas venus pour une partie de pêche ? Est-il besoin de rappeler les (trop) nombreuses
agressions violentes provenant des militants du GUD, des Jeunesses Identitaires, des militants fréquentant
l’ancien local nazi de Gerland, et ce depuis bientôt 3 ans? Doit-on citer toutes les agressions qui ont eu lieu
au coeur de la ville ? Celle de cette lycéenne de 17 ans poignardée en plein jour à coup de cutter par trois
militants fascistes ? Ou celle de ce couple tombé dans un guet-apens le 15 janvier 2011, tabassé à coup de
battes et de barres de fer par 9 fascistes, avec un bilan de 110 et 80 jours d’ITT ?

Certes, la Justice a déjà condamné plusieurs agresseurs ces dernières années. Mais bien que le procureur
de la République ait affirmé que “l’enquête se poursuivait”, rien n’est fait pour endiguer définitivement le
regain de violence et de haine déversé sur notre ville et ses concitoyens par des mouvements nationalistes,
anti-républicains et racistes, violant ouvertement la loi sans aucune sanction sérieuse.

Aussi, les Jeunes Écologistes de Lyon demandent que le Procureur de la République agisse pour ne
pas laisser des individus, groupes, ou mouvements violents faire régner mois après mois la peur et la
violence dans notre ville à chacune de leur sortie.

M. Le Préfet a par ailleurs considéré indirectement les Jeunes Écologistes de Lyon comme mouvement
nuisant à l’ordre public en interdisant les manifestations du Collectif de Vigilance 69 contre l’extrême droite
et les Jeunesses Nationalistes. Ainsi, il a mis dos à dos lesdites organisations. Sommes-nous réellement des
fauteurs de troubles en défendant les valeurs Républicaines ?

De même, alors que Lyon est connue pour avoir été un bastion de la résistance pendant la Seconde
Guerre Mondiale, il serait peut-être temps que les autorités concernées mettent un terme aux violences
racistes et xénophobes émanant de ces groupuscules fascistes.

Les Jeunes Écologistes de Lyon
(membre du collectif de vigilance 69 contre l’extrême-droite)

Contacts :
Nina Lejeune (co-coordinatrice) : 06 45 91 14 38
Amaury Rubio (co-coordinateur) : 06 17 98 32 90

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Jeunes Écologistes Lyon

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