Le discours d’Édouard Phillippe annonçant les grandes lignes des ordonnances reformant le droit du travail, a malheureusement confirmé ce que la loi d’habilitation laissait présager : une casse sociale. 

 

Durant les premiers jours du quinquennat, le gouvernement n’a eu de cesse de critiquer le peu de flexibilité du code du travail, qui subit pourtant depuis des années des réformes de dérégularisation de plus en plus violentes pour les salarié-e-s, de l’Accord National Interprofessionnel du11 janvier 2013 jusqu’à la dernière loi Travail du 08 août 2016. Aujourd’hui, la majorité LREM s’est inscrite dans la lignée des gouvernements précédents. 

 

La “transformation profonde” n’est en réalité que la consécration de l’affaiblissement de la défense des salarié-e-s par les prud’hommes, de la généralisation des contrats précaires, de l’instauration de négociations à l’échelle la moins favorable aux travailleur-ses et de la remise en question des règles garantissant la protection nécessaire à ces derniers. 

 

“Cette vision  va à l’encontre de celles des Jeunes Écologistes qui souhaitent mettre en avant une autre approche du travail et libérer les énergies créatives étouffées par la marchandisation de nos sociétés” rappellent Hugo Cordier et Célia Da Costa Cruz, secrétaires fédéraux du mouvement. 

 

Prenant acte de la casse sociale envisagée par le gouvernement, les Jeunes Écologistes participeront et appellent à participer à la journée d’action contre la réforme du droit du travail le 12 septembre 2017. 

 

Contacts :

Célia Da Costa Cruz, co-secrétaire fédérale – 06 29 70 95 61

Hugo Cordier, co-secrétaire fédéral – 06 14 29 27 28

 

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