Les Jeunes Écologistes dénoncent le jeu de dupes de la prétendue “refonte” de la loi travail et réaffirment une ligne claire : le retrait, immédiatement.

Le Premier Ministre a présenté, la semaine dernière, une réécriture du projet de loi dit “El Khomri” après une rencontre avec les organisations syndicales. Si les mesures les plus révoltantes de la loi ont disparu ou été édulcorées (barémisation des indemnités prud’homales, dispositions relatives au temps de travail), la philosophie générale du texte reste intacte. Elle consiste en une inversion de la hiérarchie des normes, c’est-à-dire la prévalence d’un accord d’entreprise sur la loi, même si celui-ci est moins favorable aux salarié-e-s.

Pour les Jeunes Écologistes, ces prétendues “négociations” ne sont que poudre aux yeux tant le rapport de force est inégal entre patronat et salarié-e-s. “Quand un-e chef-fe d’entreprise dit “vous avez le choix entre travailler plus pour gagner moins et être viré-e”, qui peut croire qu’il s’agit de négociations équitables ? Avec le chômage de masse que l’on connait et l’impossibilité de vivre décemment sans emploi en France, ce texte donne tout simplement aux patrons la possibilité d’imposer leurs conditions” s’indigne Victor Vauquois, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes.
Parallèlement, les dispositions facilitant les licenciements économiques sont à peine modifiées : ce texte censé créer de l’emploi acte donc la simplicité à licencier existant d’ores et déjà en France, et même l’encourage.
Les Jeunes Écologistes condamnent la stratégie réchauffée et insultante du gouvernement consistant à systématiquement menacer du pire pour faire passer la pilule de mesures moins choquantes. La forte contestation actuelle est à écouter et à comprendre, non à réprimander à coups de matraques comme cela a été le cas dans plusieurs universités.

Ils et elles appellent également à manifester le jeudi 24 mars, à la grève générale le 31 mars, et à continuer la mobilisation, les 5 et 9 mars, jusqu’au retrait total de la loi travail.

Contacts presse :
– Victor Vauquois, co-secrétaire fédéral : 06 33 30 05 69
– Cécile Germain, co-secrétaire fédérale : 06 95 85 76 57

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