La semaine dernière une nouvelle stratégie destinée à attirer les étudiant·e·s étranger·e·s nommée “Bienvenue en France” était présentée par Edouard Philippe. Dans le même temps le gouvernement annonçait prévoir d’augmenter les frais d’inscriptions à l’Université pour les étudiant·e·s étranger·e·s hors Union Européenne.

L’inscription en Licence passera de 170 à 2770 euros, tandis que celle en Master ou Doctorat passera de 243 à 3770 euros, soit des frais multipliés par 15. “Bienvenue en France” donc, mais pour les plus aisé·e·s et les meilleur·e·s uniquement ! “Après l’échec cuisant de la sélection par Parcoursup, cette annonce est une nouvelle attaque contre la jeunesse, cette fois-ci destinée à exclure les étudiant·e·s étranger·e·s les plus modestes, notamment celles et ceux venant d’Afrique. Avec des salaires moyen de 138 euros au Sénégal, 85 euros au Mali ou 350 euros au Maroc, inscrire son enfant à l’université en France impliquait déjà de gros sacrifices pour leurs familles déplore Théo Garcia-Badin, co-secrétaire fédéral de Jeunes Écologistes.

Les Jeunes Écologistes s’indignent de cette nouvelle forme de sélection basée sur des critères financier et méritocratique. En effet, les bourses seront attribuées seulement aux étudiant·e·s les plus brillant·e·s, une mesure élitiste à laquelle nous nous opposons fermement.”Après le projet de Service National Universel, la sélection à l’université qui a laissé de côté des centaines de “sans-fac”, la répression systématique des contestations étudiantes cette sélection discriminatoire par l’argent, contraire au principe d’égalité dans l’accès à l’enseignement supérieur, est une énième démonstration de la défiance du gouvernement Macron envers la jeunesse” dénonce Nina Cormier co-secrétaire fédérale de Jeunes Écologistes. 

Alors que la Cour des Comptes vient de préconiser de doubler les frais d’inscription en Doctorat et de multiplier par quatre les frais d’inscription en Master pour tous les étudiant·e·s, les Jeunes Écologistes resteront particulièrement vigilant·e·s à ce que le droit d’accès à l’enseignement supérieur soit garanti pour toutes et tous.

Nous rappelons également, à cette occasion, notre soutien aux deux étudiants de Nanterre inculpés, victimes de la répression contre le mouvement étudiant contre la sélection au printemps 2018. Celles et ceux qui s’indignent de ce mépris pour la jeunesse et les moins aisé·e·s mènent un combat légitime et nous sommes résolument à leurs côtés. 

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