Service National Universel : Ils veulent mettre la jeunesse au pas, les jeunes disent non !

Depuis 2019, avec Emmanuel Macron et ses différents gouvernements, la jeunesse est la grande oubliée des politiques de l’État. Après la baisse des APL, la sélection à l’université et le refus du RSA pour les moins de 25 ans, leur seul projet pour notre génération a été de mettre en place un Service National Universel. Initialement sur la base du volontariat, le SNU devrait devenir obligatoire dès la rentrée scolaire 2023 !

Le SNU, c’est 6 milliards d’euros de dépenses publiques pour placer des jeunes âgé.e.s de 15 à 17 ans entre les mains des militaires. Iels sont censé.e.s “transmettre les valeurs de la République”, alors qu’iels n’ont jamais reçu une quelconque formation d’encadrement de jeunes.

Selon le gouvernement, la jeunesse ne s’engage plus et cela causerait des divisions et des fractures dans notre société. Pour nous, ce discours n’est pas crédible : car oui, les jeunes s’engagent !

Les jeunes s’engagent dans tous les domaines où l’État ne remplit pas son rôle : sur les questions climatiques, face à la précarité de toute une génération, pour dénoncer les discriminations, face à l’avenir incertain qu’on nous réserve. La jeunesse se mobilise en manifestant, en participant à des actions coup de poing ou encore en organisant des distributions alimentaires ou en aidant les personnes âgées. 

Le Service National Universel, c’est la discipline militaire comme réponse aux indignations écologiques et sociales des nouvelles générations. Les jeunes n’ont pas besoin qu’on leur apprenne les “valeurs de la République” à coups de Marseillaise et de camps militaires, ils ont besoin qu’on protège leur droit à l’avenir et d’avoir l’opportunité d’étudier sans subir la précarité. Ils ont besoin d’un système éducatif qui gomme les disparités sociales et donne à chacun.e les clés de l’émancipation.

Pour Emmanuel Macron il n’y a pas d’argent magique, et encore moins pour les jeunes. Tout cet argent jeté par la fenêtre pour le SNU pourrait par exemple être utilisé pour mettre en place de véritables politiques de lutte contre la précarité, comme l’ouverture du RSA au moins de 25 ans ou mieux encore, la création d’une allocation d’autonomie pour tou.tes les jeunes. 

Contre un service militaire qui ne dit pas son nom et pour de véritables politiques jeunesse qui nous sortent de la précarité, je signe cette pétition ! 

Je signe cette pétition !

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