Les Jeunes Écologistes, aux côtés de nombreuses autres organisations, ont co-signé une déclaration commune dénonçant la dérégulation du temps de travail le dimanche et la nuit, notamment au travers de la loi Macron.

Retrouvez également notre communiqué de presse de janvier 2015 à propos de la loi Macron.

Et pour une nouvelle vision du travail, suivez les événements de la semaine du revenu de base en ce moment même !

 

Unis contre la généralisation du travail du dimanche et la nuit

Le 14 septembre 2015

Mépris de la représentation nationale, mépris de la démocratie locale : les premiers projets de décrets et d’arrêtés sur le travail du dimanche et de nuit dans le commerce à Paris confirment la volonté du Gouvernement d’avancer à marche forcée.

Dès le départ, les syndicats de salariés ont dénoncé les slogans creux, les arguments fallacieux et les mensonges.

Emmanuel Macron se disait pour le respect du principe du repos dominical. Il ne voulait y déroger que dans des situations extrêmes, là où les « touristes étrangers se retrouvaient devant des portes closes », le dimanche et s’en allaient par « wagons entiers » vers d’autres capitales « concurrentes ».

La réalité éclate aujourd’hui aux yeux de tous, au travers des textes réglementaires d’application. Le ministre de l’économie veut la généralisation du travail le dimanche et la nuit dans le commerce. La quasi-totalité des gares parisiennes pourront ouvrir leurs magasins le dimanche et pas seulement celles qui connaissent un trafic international important. Des zones où les touristes s’égarent rarement s’apprêtent à devenir « Zones touristiques internationales » (ZTI), incluant tous les centres commerciaux de la Capitale.

La loi Macron est bien un instrument de dérégulation du temps de travail (entre autres) au service des patrons des grandes enseignes commerciales.

Par trois fois, l’article 49-3 a servi devant l’Assemblée nationale, pour lui imposer un texte à l’évidence minoritaire. A la suite de ce coup d’état parlementaire, Emmanuel Macron récidive dans la Capitale, ignorant les délibérations du Conseil de Paris.

En nous opposant ensemble aux textes qui déréglementent le travail du dimanche et la nuit, nous voulons dire notre attachement au jour de repos commun, à la santé des travailleurs et particulièrement des travailleuses, mise en cause par le travail de nuit. Nous voulons préserver la diversité des enseignes commerciales, défendre le droit des riverains à des moments de tranquillité.

La dérégulation va encore affaiblir les toutes petites Entreprises du commerce qui contribuent à la spécificité de Paris : ainsi, comment un commerçant, qui exploite seul ou en couple son commerce, va- t-il pouvoir ouvrir 7 jours sur 7 et jusqu’à minuit ?

Au moment où les patrons des grandes enseignes jubilent, nous voulons dire notre conviction que nous sommes une large majorité à nous opposer à cette déstabilisation de la Capitale, de ses salariés, de ses habitants et de son commerce indépendant.

Nous voulons dire qu’ensemble, nous pouvons mettre un premier coup d’arrêt à ce libéralisme autoritaire et arrogant qui se croit tout permis et se sent pousser des ailes.

Signataires :
– Les organisations du Clic-P
– La CNT-SO
– La Confédération des commerçants de France
– Femmes Egalité
– EELV
– Le Parti de Gauche
– Ensemble !
– Le P.C.O.F.
– Le Groupe PCF-Front de Gauche au Conseil de Paris
– L’UNEF
– L’UEC
– Les Jeunes Écologistes
– Le NPA

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