Ce lundi 10 septembre, à 5h30 du matin, 515 gendarmes mobiles ont lancé l’opération de destruction de la ZAD de Kolbsheim, en périphérie de Strasbourg.

Cette intervention policière, une nouvelle fois violente, sonne comme le préambule du lancement des travaux de construction de l’autoroute GCO, appelée à contourner la métropole strasbourgeoise. « Dans la lignée du quinquennat Hollande, le gouvernement actuel prolonge ainsi scrupuleusement le partenariat de l’État avec le groupe Vinci, pour détruire l’environnement et réprimer les opposant·e·s locaux·ales« , déplore Nina Cormier, co-secrétaire fédérale.

Malgré 7 avis négatifs de la commission d’évaluation du projet et l’opposition de la population, ce sont 350 hectares de forêts qui vont être détruits, pour un coût de 620 millions d’euros d’argent public. Tout à la fois inutile, néfaste pour la santé et pour l’environnement, la construction du GCO rend inévitables la destruction massive de terres agricoles, la fragilisation de la biodiversité, menaçant notamment l’habitat naturel d’espèces rares comme le grand hamster d’Alsace et d’arbres pourtant en zone protégée, et bien sûr l’augmentation de la pollution atmosphérique

« Le GCO est un projet totalement dépassé et les enquêtes reconnaissent qu’il ne répondra en rien aux problèmes d’engorgement de la circulation. Il pourrait même créer du trafic supplémentaire« , prévient Théo Garcia-Badin, co-secrétaire fédéral. Il rappelle que « seuls le développement de transports doux et collectifs, la mise en place rapide de l’écotaxe poids lourds (sans laquelle des milliers de camions continueront à préférer chaque jour l’Alsace aux routes outre-Rhin) ainsi qu’une réflexion sur l’urbanisation de la région pourront permettre de réduire les bouchons sur l’A35« .

Les Jeunes Écologistes appellent toutes les personnes attachées à la défense de l’environnement à se mobiliser en solidarité avec la ZAD du moulin de Kolbsheim et ses habitant·e·s. Samedi, des dizaines de milliers de personnes se sont levées et ont marché pour dire leur indignation face à l’absence de la question écologique dans la politique gouvernementale. Le lancement de l’opération policière de ce lundi est aussi la réponse du mépris et de l’indifférence quant à l’urgence climatique.

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